C’est un moment symbolique dans le projet de Golden Globe Race de Damien Guillou …. Un moment que le skipper PRB attendait avec impatience ! Vendredi dernier à Port-la-Forêt, Damien a réceptionné le bateau avec lequel il s’élancera au départ de la Golden Globe Race, tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et sans moyen moderne de communication en septembre 2022. Actuellement en configuration croisière, le Rustler 36 est entré en chantier pour deux mois afin de procéder à un refit total qui le transformera en bateau aménagé pour une course autour de la planète. 

 

« C’est l’histoire qui démarre entre nous »

Parti quelques jours plus tôt d’une marina près de Venise en Italie, le Rustler 36 est arrivé en fin de semaine dernière, par la route, à son port d’attache de Port-la-Forêt. Une arrivée vécue avec beaucoup d’émotions pour Damien Guillou et qui concrétise un peu plus le projet incroyable dans lequel il s’est lancé en novembre dernier avec PRB : participer au tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et sans moyen moderne de communication. « Ça fait déjà quelques temps que j’ai fait le choix de m’engager sur la Golden Globe Race, mais tant que le bateau n’était pas là, ce n’était pas pareil. Ce n’est pas uniquement un bateau qui est arrivé physiquement ici, c’est un peu comme s’il avait une âme. Et ce sentiment est d’autant plus fort que je m’attaque à la Golden Globe Race. Nous allons passer énormément de temps ensemble. C’est l’histoire qui démarre entre nous aujourd’hui. » 

 

Deux mois de chantier intense 

Décapage de la carène, démontage du pont en teck, de l’accastillage, changement du moteur, du mât, du gréement, installation de l’équipement électronique obligatoire, etc. La job list est conséquente mais le Rustler 36 est très sain et Damien Guillou s’en réjouit. « Dans un premier temps quand le bateau est arrivé, nous l’avons regardé avec pas mal d’attention pour vraiment bien se rendre compte du boulot qu’il y avait à faire dessus. Quand je l’avais vu en Italie, il était recouvert d’un taud très bas sur tout le pont donc ce n’était pas très évident de voir dans le détail. Finalement je trouve le bateau encore plus propre, il est hyper sain, en bon état, c’est une super base ! En le vidant j’ai aussi découvert un loch à hélice (appareil d’époque qui permet de connaître la vitesse du bateau). C’est un objet obligatoire pour la course mais qui est très rare. C’était la bonne surprise de le trouver à l’intérieur ! »

Hébergé dans les locaux de Vincent Riou, le chantier va durer deux mois. Pour le mener à bien, Damien Guillou va pouvoir compter sur les membres du Team PRB avec lesquels il a travaillé au sein du projet IMOCA, parmi eux Jean-Marc Failler, directeur technique et Antoine Nicodème, préparateur spécialisé en composite. La mise à l’eau est prévue début juillet. 

 

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Se retrouver seul à bord d’un bateau et faire le tour du monde durant près de 70 jours, l’idée a de quoi effrayer tout terrien habitué à la vie en société, mais pas Kevin Escoffier. Pourtant le skipper n’est pas coutumier des courses en solitaire, il les découvre seulement. Il n’aura à son actif en solitaire qu’un convoyage retour de la Transat Jacques Vabre, la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne et le Défi Azimut. Le Vendée Globe sera sa première longue expérience seul en compétition sur un IMOCA.

À 10 jours du départ du Vendée Globe qui, en raison des nouvelles mesures gouvernementales, sera donné à huis clos, Kevin Escoffier revient en détails sur sa préparation. Qu’il s’agisse du sport, de l’alimentation, ou bien encore de la météo, le skipper de PRB n’a rien laissé au hasard cette année et s’est entouré d’experts afin de s’élancer sur son premier tour du monde en solitaire dans les meilleures conditions possibles. Confiné avec sa compagne et ses deux enfants, chez lui à Lorient, Kevin continue d’ailleurs sa préparation. Chaque minute sera exploitée au mieux jusqu’au 8 novembre. 

"Je pensais avoir une montée de pression un peu plus importante en arrivant aux Sables et paradoxalement j'en ai presque eu plus en revenant à la porte de la maison."

 

Comme la tradition le veut chez PRB, c’est Michel Desjoyeaux, skipper sortant qui a proposé le nom de son successeur. Un certain Vincent Riou, qui n’était autre que son préparateur sur le tour du monde. Celui-ci se souvient, « Quand on m’a annoncé la nouvelle, j’étais comme un gamin, c’était un rêve qui s’accomplissait ! »

Présent aux Sables d’Olonne depuis jeudi dernier, Kevin Escoffier a enchaîné les journées à un rythme effréné. Entre rendez-vous médiatiques, rencontres avec les salariés de PRB, mais aussi préparation du bateau avec le team technique, le skipper n’a pas eu le temps de s’ennuyer ! C’est désormais confiné en Bretagne que Kevin s’apprête à passer ces deux prochaines semaines afin d’éviter toute contamination à la Covid-19.  

Ils ont partagé ensemble de nombreux quarts à bord de Dongfeng Race Team et sont devenus au fil du temps des amis, Marie Riou nous livre son regard sur Kevin.

Amarré depuis jeudi aux pontons de Port Olonna, l’IMOCA PRB est entre les mains de l’équipe technique qui veille aux moindres détails pour que le bateau soit fin prêt à prendre le départ le 8 novembre prochain. Après le contrôle sécurité passé hier matin sans encombre, Damien Guillou le boat captain nous fait un point sur la préparation du bateau. 

Il a initié Kevin à la navigation dès tout petit et a notamment remporté la Transat Jacques Vabre avec lui en 2005, Franck-Yves Escoffier, le papa de Kevin nous livre son regard sur son fils.