Il y a plus d’un an quand son projet de participer à la Golden Globe Race a été officialisé (en mars 2021), Damien Guillou ne pensait pas que le temps allait filer si vite. Il s’est engagé pleinement dans l’idée de faire cette course hors norme : trouver un bateau, mener un chantier énorme pour le fiabiliser et le rendre capable de faire un tour du monde, apprendre à naviguer au sextant, valider une qualification, préparer l’avitaillement pour plus de 200 jours de mer… Tout s’est finalement enchainé extrêmement vite et chaque jour n’a fait que renforcer la volonté de Damien de mener son bateau aux couleurs de PRB sur cette course, probablement parmi les plus extrêmes qui puissent exister. Partir en compétition, en solitaire, autour du monde, sans escale et sans moyen moderne de communication est le projet d’une vie.Alors qu’il a quitté en début d'après-mi ce jeudi le cocon de Port La Forêt où il a préparé son Rustler 36, Damien garde l’enthousiasme du jour où il a dit GO !

 

"Nous sommes prêts !"

Le skipper de PRB s’apprête à naviguer environ deux jours pour rejoindre Gijon, en Espagne, où sera réunie pour la première fois l’ensemble de la flotte qui prendra le départ le 4 septembre prochain de la Golden Globe Race. Pour l’heure, c’est un prologue entre l’Espagne et les Sables d’Olonne auquel vont participer les concurrents, un entraînement qui constituera pour Damien l’occasion de s’installer véritablement dans son fonctionnement à bord de son bateau. Il a choisi de partir totalement chargé, c’est-à-dire avec l’ensemble de l’avitaillement à bord, pour être déjà en configuration course. « Tout est prêt ! Nous sommes prêts ! » s’exclame-t-il sans sourciller et après avoir pris quelques jours pour se ressourcer en famille.

Le temps a filé vite donc mais Damien a su optimiser chaque journée. Il a passé des heures à terre ou sur l’eau à bord de son bateau pour s’assurer que tout soit prêt le jour J, ne laissant aucune place au hasard. Cette préparation s’est faite sous le regard attentif de Vincent Riou qui l'a accueilli durant toute cette période d’avant-course. Le vainqueur du Vendée Globe 2004 est admiratif de ce que s’apprête à réaliser Damien. Vincent affiche une confiance totale dans la capacité du skipper à relever le défi qu’il s’est imposé et il sera là le 4 septembre pour l’aider à larguer les amarres. Il raconte pourquoi, selon lui, Damien se présente comme un sérieux concurrent sur ce tour du monde.

 

Vincent Riou :
"IL VA SAVOIR FAIRE, JE LE SAIS !"

« Je pense que Damien s’est préparé comme se préparent les pros aujourd’hui. Il y a mis beaucoup d’engagement personnel. Il a été très impliqué et ce, à tous les niveaux : la technique, le sportif, sa formation maritime. Et j’ai l’impression que plus il avance dans ce projet, plus il s’épanouit.
Je porte un regard très admiratif sur ce que fait Damien et ce qu’il s’apprête à réaliser. Car honnêtement, je n’aurais pas eu le courage de faire ça ! C’est une compétition mais aussi et surtout une aventure ! Avec le peu de moyen dont disposent les concurrents de la Golden Globe Race, ils sont à la merci de la nature. Beaucoup plus que nous, avec nos moyens modernes de navigation. Cela change tout !
 
Mon rôle a été d’accompagner Damien, de le conseiller dans la préparation de son projet. Nous avons réfléchi ensemble aux problèmes qu’il pouvait rencontrer et nous avons essayé de les anticiper. Les réponses que l’on a pu apporter pour les courses et les bateaux modernes ne conviennent pas à cette course-là. Il faut tout réimaginer et se mettre à la place du marin qui part sans moyens technologiques.
 
Damien a une qualité essentielle : il est très cool. Il arrive très facilement à prendre du recul. Ce n’est pas un homme pressé, il sait prendre le temps de vivre. Et c’est essentiel pour réussir un tel projet. Car il y a d’un côté toutes les problématiques techniques et puis, de l’autre, les problématiques personnelles. Il va devoir être capable de vivre 200 à 240 jours seul sur son bateau en trouvant un sens à ce qu’il fait malgré les galères qui vont lui tomber dessus très régulièrement. Il va savoir faire, je le sais ! Damien est prêt pour ça, il a ce tempérament. »

Alors que Kevin Escoffier apprivoise depuis quelques jours son nouvel IMOCA PRB au large et découvre les sensations de cet incroyable bateau dernière génération, Damien Guillou poursuit de son côté ses entraînements sur le Rustler. À bord de ce dernier, pas de haute technologie, ni d'envolée spectaculaire, le rythme est plus doux et Damien appréhende l'art de naviguer à l'ancienne. Pour lui le plaisir d'être en mer est incontestable. Plongez-vous quelques minutes dans cette ambiance si particulière qui deviendra le quotidien de Damien le 4 septembre prochain et ce pendant plus de 200 jours...

 

Le nouveau PRB, 6e du nom, vient d’être mis à l’eau au terme d’un chantier de 14 mois. C’est entouré de toute son équipe technique que Kevin a accompagné chaque manœuvre de son nouvel IMOCA, hier pour la sortie du hangar, puis aujourd’hui pour la première rencontre avec son élément au sein de Lorient La Base. Un moment empli d’une grande émotion pour le skipper qui a marqué malgré lui l’histoire du dernier Vendée Globe. C’est désormais à bord du premier IMOCA nouvelle génération que Kevin va envisager l’avenir. Le passionné de technique et de compétition n’a désormais qu’une hâte : tester son nouveau bateau au large.

Damien Guillou et son équipe ont remis à l’eau le Rustler 36 PRB hier après-midi à Port-la-Forêt après plus de quatre mois de chantier. Durant celui-ci, le bateau a subi ses dernières modifications majeures et est aujourd’hui en totale configuration Golden Globe Race. Une grande satisfaction pour le skipper PRB qui va désormais pouvoir s’attaquer à un programme intense de navigations.

C’est une étape importante et symbolique dans le projet du nouvel IMOCA PRB. Après plus de 8 mois de construction au sein du chantier Carrington à Southampton en Angleterre, la coque du 60 pieds vient d’être rapatriée à Lorient. C’est désormais dans la base technique du team que le chantier va se poursuivre avec un objectif de mise à l’eau fixé courant avril. 

Dans 2 jours, Kevin s’élancera avec Armel le Cléac’h à bord du Maxi Banque Populaire XI sur la Transat Jacques Vabre ! Au programme pour le duo, un parcours long de 7 500 milles entre le Havre et Fort-de-France en Martinique en allant contourner l’archipel Trindade et Martim Vaz, au large de Rio de Janeiro. La confrontation entre les 5 Ultimes volants s’annonce intense et engagée ! De quoi assouvir l’âme de compétiteur de Kevin avant de reprendre, en décembre, le chemin du chantier où il suit de près la construction du nouvel IMOCA PRB. 

Parti le 10 septembre pour sa qualification à la Golden Globe Race, Damien Guillou a rallié Port-la-Forêt lundi soir après 17 jours en mer. Avec ce parcours de 2 000 milles et les 5 relevés sextants obligatoires effectués, le skipper de PRB valide officiellement sa participation au tour du monde en solitaire sans escale, sans assistance et sans moyen moderne de communication comme l’en a informé ce jour l’organisation de la course. Cette première navigation au large aura également permis à Damien d’en apprendre davantage sur le bateau et surtout de confirmer définitivement son plaisir d’être en mer à bord de celui-ci ! 

C’est avec son directeur technique Loïc Féquet que Kevin Escoffier est allé à Hampshire, en Angleterre pour une première visite au chantier Carrington où est construite la coque du futur PRB. Le contexte sanitaire n’avait en effet pas permis au skipper de PRB de s’y rendre plus tôt. L’occasion de deux jours d’échange et de travail avec les équipes qui se consacrent actuellement au plan Verdier.

C’est un moment symbolique dans le projet de Golden Globe Race de Damien Guillou …. Un moment que le skipper PRB attendait avec impatience ! Vendredi dernier à Port-la-Forêt, Damien a réceptionné le bateau avec lequel il s’élancera au départ de la Golden Globe Race, tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et sans moyen moderne de communication en septembre 2022. Actuellement en configuration croisière, le Rustler 36 est entré en chantier pour deux mois afin de procéder à un refit total qui le transformera en bateau aménagé pour une course autour de la planète.