chronos

 

74j 03h 35min 46s

Temps de course d’Armel le Cléac’h, vainqueur de l’épreuve en 2017

 

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1989

Date de création de l'événement

 

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distances

24 394 milles

Distance théorique du Vendée Globe selon l’orthodromie (route la plus courte)

 

 

Partir en solitaire des Sables d’Olonne et y revenir, en ayant laissé dans son sillage les 3 caps, Bonne Espérance, Leeuwin & Horn, sans escale et sans assistance. Le concept du Vendée Globe est frappant de simplicité, sur le papier seulement, car en réalité, le défi à relever est l’un des plus extrêmes. Depuis sa création en 1989, 97 femmes et hommes s’y sont attaqués au moins une fois et 66 d’entre eux sont parvenus à le boucler dans les règles. C’est dire si l’Everest des mers porte bien son nom ! Mais ce n’est pas uniquement la dimension sportive qui fait le succès du Vendée Globe. Théâtre de joies immenses, de peines inconsolables, de bonnes fortunes ou de coups du sort, la course fascine également par sa capacité à créer des histoires humaines exceptionnelles à chacune des éditions.

 

 

LES PASSAGES CLÉS SELON KEVIN

 

Planete VG20

 

1 | NE PAS SE LAISSER SUBMERGER PAR L'ÉMOTION DU DÉPART

« Les 3-4 jours précédents chaque départ, j’ai tendance à me renfermer sur moi-même et à n’avoir envie que d’une chose, partir. J’ai toujours été comme ça, je suis moins dans l’émotion. Après il s'agissait de courses en équipage, je partais moins longtemps, le Vendée Globe c'est autre chose. Et cette année avec le contexte sanitaire c'est encore différent. Forcément il y aura de l'émotion, mais il faut justement se préparer psychologiquement à tout ça pour ne pas perdre ses moyens. De plus en plus sur le Vendée, il faut partir en étant à 100 % de ses capacités, sans être trop perturbé émotionnellement. J'ai beaucoup travaillé là-dessus avec mon préparateur mental. Je veux m’élancer en étant focus sur la course, je sais que je me ferai plaisir si tout se passe bien par la suite. »

 

2 | UNE PREMIÈRE PORTION DÉTERMINANTE

« On dit que le Vendée Globe est une course très longue, tu fais le tour du monde... mais très généralement, les différences ne se font pas dans le sud mais plutôt dans la première portion du parcours. C’est très important de bien s’engager sur cette zone que l’on connaît bien qui est celle de l’Atlantique jusqu’aux 40èmes, le Cap de Bonne Espérance. Il faut vraiment être bon sur cette phase-là pour arriver dans le bon wagon dans le sud et ne pas avoir à cravacher, mais être plutôt dans la gestion, la maîtrise de sa course et de sa trajectoire. »

 

3 | LES MERS DU SUD HOSTILES ET RISQUÉES

« Les conditions dans les mers du sud sont beaucoup plus dures. Il fait plus froid, il y a plus de vent, de mer et ce sont des zones que l’on connaît moins bien. Elles sont donc forcément un peu plus compliquées à gérer et surtout elles offrent moins de temps morts que sur l’Atlantique par exemple, où il y a des phases plus faciles avec un peu plus de soleil, un peu plus d’eau chaude... Les risques sont aussi plus importants donc les marins ont tendance à davantage assurer que courir pour prendre des places. D’où l’importance d’aborder le premier tronçon du Vendée Globe en étant à 100 % des capacités du bateau et du skipper. »

 

4 | LA REMONTÉE DE L’ATLANTIQUE OÙ TOUT PEUT SE FAIRE ET SE DÉFAIRE

« La remontée de l’Atlantique présente elle aussi ses difficultés car le bateau et le skipper sont fatigués. La vigilance est donc de mise afin de ne pas commettre d’erreurs qui pourraient remettre en cause tout le travail fourni jusqu’ici. Côté conditions, ça peut toujours être venté, avec de l’eau froide. Il faut vraiment rester concentré jusqu’au bout, notamment en prenant en compte ce facteur fatigue physique et mentale. Beaucoup de choses peuvent se passer sur cette dernière portion de course, on l’a vu sur bon nombre d’éditions du Vendée Globe ! »