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"Tout va bien à bord ! J'avance dans un vent stable de nord-est de 15 à 20 noeuds.

Parti des Sables d'Olonne ce dimanche, Philippe Péché, skipper de PRB a le moral à bord de son rustler 36. 
Ce tour du monde hors du commun est bel et bien entamé, actuellement cinquième de la Golden Globe Race, , les premiers choix stratégiques s'installent !

Joint cet après-midi à la vacation, le skipper nous livre ses premières impressions : 

"Bonjour à tous,

Bon départ pour le bateau PRB !

Cela fait deux jours que nous sommes partis, il n'y a pas eu beaucoup d'air, cela a été très mou. Le vent a changé, ce matin de très bonne heure. Nous avons un vent de sud-ouest, pile dans le nez ! Je viens de prendre un ris dans la grand-voile.

J'ai eu un petit choix stratégique à faire ce matin. Comme je n'ai pas trop accès à la météo je n'en suis pas sûr mais il me semble qu'une dépression arrive. J'ai donc essayé, dans la nuit, de passer dans l'ouest voire même dans le nord-ouest pour l'éviter. 

Maintenant, Cap sur la Corogne !"

C’est dès 8h ce matin que Philippe Péché a rejoint son bateau. Le Lorientais souhaitait profiter du calme régnant alors sur le ponton du Vendée Globe pour aller saluer un à un l’ensemble des concurrents de la Golden Globe Race.

Sous le soleil écrasant des Sables d’Olonne, les 18 navigateurs de la Golden Globe Race terminent la préparation de leurs bateaux.

Ce jeudi à 14h, Philippe Péché a quitté Port Olona à bord de son Rustler 36 PRB. Accompagné de Jean-Jacques Laurent, président du directoire de PRB, le skipper va rejoindre l’Aber Wrac’h puis Falmouth en Angleterre afin de disputer le prologue de la Golden Globe Race.

Le convoyage vers Falmouth, à l’extrême sud des Cornouailles, devrait s’effectuer au près dans une quinzaine de nœuds de vent en quatre jours environ. « Je suis ravi d’embarquer Jean-Jacques Laurent avec moi sur une partie du convoyage » déclare Philippe Péché, skipper de PRB. « Nous allons prendre plaisir à naviguer ensemble sur le bateau et nous avons quelques travaux sympas à réaliser comme mettre en route la caméra Super 8 et faire nos premiers films ! »

Du 11 au 14 juin, les 18 navigateurs de la Golden Globe Race célébreront le 50e  anniversaire du départ de Sir Robin Knox-Johnston depuis Falmouth en 1968 lors la parade nautique « Suhaili 50e Falmouth ». Ils prendront ensuite le départ du SITRaN Challenge, le prologue de la Golden Globe Race qui les mènera jusqu’aux Sables d’Olonne où ils devront être présents dimanche 17 juin.

« Le prologue Falmouth-Les Sables d’Olonne sera la dernière grande navigation avant le tour du monde » explique Philippe Péché. « Ce sera l’occasion de valider les derniers travaux et l’électricité notamment : panneaux solaires et hydro générateurs. Il nous restera ensuite la période de village, aux Sables d’Olonne, pour opérer ».

Dimanche 1er juillet à 12h, le coup de canon libérera le skipper de PRB et les 17 autres navigateurs pour un tour du monde hors norme, en solitaire, sans escale, sans assistance et sans technologie moderne. Objectif : le boucler en 275 jours.

Depuis la mi-février et la mise à l’eau de son bateau, un Ruster 36 aux couleurs de PRB, Philippe Péché est lancé à un train d’enfer vers le projet de sa vie : participer à la Golden Globe Race. Même quelques jours de vacances récents en Ecosse n’auront pas suffi à lui vider la tête de ce défi de taille : s’engager sur une course autour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et sans technologie moderne…

A 95 jours du départ de la Golden Globe Race, le skipper de PRB, Philippe Péché continue de s’entraîner à bord de son Rustler 36.

Après de longs mois à retaper son Rustler 36 au chantier Kervilor de Saint-Philibert (56), Philippe Péché a mis à l’eau aujourd’hui le bateau aux couleurs de PRB.

L’histoire de PRB et des Tours du Monde à la voile s’est écrite sur le Vendée Globe. L’entreprise vendéenne est le plus ancien sponsor de la course avec sept participations* au mythique tour du monde dont deux victoires !

Vincent Riou a parcouru pour la première fois les 4 350 milles de la Transat Jacques Vabre à bord d’un multicoque de 50’.

Demain, dimanche 5 novembre, Vincent Riou et Erwan Le Roux prendront le départ de la Transat Jacques Vabre à bord du Multi 50 du skipper trinitain, FenêtréA-Mix Buffet.

Triple vainqueur de la transat dans sa catégorie, Erwan Le Roux connait son bateau sur le bout des doigts et s’est adjoint les compétences de Vincent (double vainqueur en Imoca), « fin stratège météo » comme il le définit.

C’est l’occasion pour Vincent de continuer à diversifier sa pratique comme il l’a fait tout au long de l’année et de retrouver le multicoque, un support qu’il affectionne particulièrement.

Avec cinq victoires à eux deux, le duo apparait comme favori dans la catégorie des Multi 50.

Entretien avec Vincent Riou, la veille du départ.

La Transat Jacques Vabre part demain, dans quel état d’esprit es-tu ?

« Tout va bien, nous avons des super conditions météo prévues pour le départ avec un début de course tonique. La descente de l’Atlantique va être rapide, on va s’amuser ! Toutes les conditions sont réunies pour prendre du bon temps en multicoque. »

Le multicoque, c’est un support que tu apprécies ?

« Oui, j’en ai toujours fait. Pour moi, c’est l’engin le plus magique qu’on ait inventé pour naviguer. Ce sont des bateaux extrêmement rapides. C’est une des disciplines de la voile qui est très plaisante et qui procure beaucoup de sensations. Je ne rate pas une occasion de participer à des épreuves sur ce support car je m’amuse tout simplement ! »

Quelles sont les différences avec l’Imoca PRB ?

« Les Multi 50 sont des bateaux qui vont 20% plus vite. Ils sont larges et très légers. FenêtréA-Mix Buffet par exemple a la même puissance que PRB mais il est 2 fois plus léger. Le rapport poids/puissance est terrible et donne à ces bateaux une capacité d’accélération  différente.

C’est également plus aérien : quand le bateau va vite, 2 coques sur 3 ne sont pas dans l’eau alors qu’en accélération, le monocoque se retrouve très vite recouvert par les vagues. Les sensations sont très différentes et la manière de « vivre » également. »

Qu’est-ce que cela change dans la manière de naviguer ?

« Les multicoques sont des bateaux très légers car ils n’ont pas de quille mais cela veut aussi dire qu’ils peuvent chavirer ! La faute de pilotage n’a pas la même conséquence qu’en monocoque. En multi, ça peut rapidement entraîner un chavirage. J’aime à dire qu’un multicoque il faut le surveiller comme le lait sur le feu !

Pendant nos quarts, nous n’allons pas à l’intérieur du bateau. Nous sommes toujours dehors avec une manette entre les mains qui peut empêcher le chavirage le cas échéant. »

Un mot sur Erwan Le Roux, le skipper de FenêtréA-Cardinal ?

« Je connais Erwan et je suis son parcours depuis longtemps. C’est un sportif accompli qui compte de nombreuses victoires avec son bateau. Nous avons la même vision de notre métier : le sport et la performance. C’est autour de ces valeurs que l’on se retrouve et c’est pour cela que nous nous sommes associés pour cette Transat Jacques Vabre. »

Avec cinq victoires à vous deux sur la Transat Jacques Vabre, êtes-vous le duo favori en Multi 50 ?

« Oui mais Erwan et moi sommes bien placés pour savoir que ce n’est pas parce qu’on est favori que la course est gagnée d’avance. Un nouveau bateau est arrivé cette année dans la classe des Multi 50, il y a des équipages affutés donc le combat va être rude pour réussir à décrocher la victoire. On y va avec beaucoup de motivation et en conquérants car rien n’est fait, ça va être une course très disputée. »

Dimanche, les bateaux sortiront du bassin entre 9h et 10h pour rejoindre la ligne de départ qui sera mouillée devant les plages du Havre et de Sainte-Adresse. Le top départ sera donné à 13h35.