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Vincent Riou et Jean Le Cam ont franchi la ligne d’arrivée à 13h41 minutes et 47 secondes (heure française). Le duo de PRB remporte cette Transat Jacques Vabre avec un temps de course de 17 jours 0 heure 41 minutes et 47 secondes.

Vincent Riou et Jean Le Cam sont en approche de la ligne d’arrivée à Itajai qu’ils devraient franchir en vainqueurs en milieu de journée heure française. En attendant, revivez les moments clés de la course du duo de PRB en route pour une victoire sur cette Transat Jacques Vabre.

447 milles, c’est la distance qui sépare ce midi PRB de l’arrivée. Vincent Riou et Jean Le Cam doivent donc encore batailler pendant une vingtaine d’heures environ pour voir enfin les lumières d’Itajai mais ont profité de la nuit pour conforter leur leadership.

A deux jours de l’arrivée à Itajaí, la pression monte à bord de PRB. Conditions météos tordues, concurrents accrochés à son tableau arrière : autant d’ingrédients qui pigmentent les 665 milles qui séparent le monocoque orange de l’arrivée.

A 932 milles de l’arrivée, tout peut encore arriver. Vincent et Jean le savent, et le démâtage de Macif cette nuit est venu rappeler que la mécanique peut lâcher les hommes à tout instant.

Macif avec lequel PRB se livrait un match incroyable sur cette Transat Jacques Vabre a démâté cette nuit. François Gabart et Michel Desjoyeaux vont bien et font route vers Salvador de Bahia. Les conditions sont toujours assez instables alors que PRB ne se trouve plus désormais qu’à 1 000 milles de l’arrivée. La direction de course a tout de suite prévenu Vincent et Jean, le duo de PRB n’était alors qu’à 11 milles du tableau arrière de Macif. Réaction de Vincent à la vacation du matin.

Vincent :
« Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé, ce que je sais c’est qu’on tire dur sur les bateaux. Cette nuit, il y avait du vent et ça allumait. Ça fait partie de notre sport, c’est un sports mécanique et nous sommes bien placés pour le savoir. Depuis le début de la course, on essaye tous de préserver les bateaux. Mais il faut bien avouer que les derniers jours sont encore assez durs. C’est dommage pour eux, ils faisaient la course parfaite.  »

PRB est en mode vitesse ! Au Sud de Récife, à une centaine de milles au large des côtes brésiliennes, Vincent et Jean ont pour principale préoccupation : la célérité du bateau.

Depuis le début de la course, l’écart qui sépare PRB de Macif joue au yo-yo. Pour preuve, à peine un mille séparait hier le duo Riou/Le Cam du tandem Gabart/Desjoyeaux. Ce matin, au classement de 6h30 (UTC), le monocoque bleu gagne quelques longueurs et devance son concurrent orange de 12 milles

Quelle lutte ! PRB et Macif ne se lâchent pas et chacun des deux monocoques prend tour à tour le leadership. A l’approche de l’équateur, c’est le duo Riou/Le Cam qui occupe la tête du classement mais pour un demi-mille seulement.

Le Pot au Noir pourrait bien relancer le jeu chez les IMOCA. Alors qu’en milieu d’après-midi, Vincent et Jean entrevoyaient les signes d’une sortie de la zone de convergence intertropicale, ils se réjouissaient de naviguer au contact avec MACIF. « Ils se pourraient que l’on soit en train de sortir de la zone. Macif est deux milles à notre vent. Ce matin, on voyait Maitre Coq mais là, on ne le voit plus » décrivait le skipper de PRB. Malgré une nuit compliquée passée à gérer les variations de vents, Vincent et Jean semblent en effet avoir tiré leur épingle du jeu.

Alors que Vincent et Jean s'apprêtent à faire leur entrée dans le Pot au Noir, les conditions rencontrées par PRB sont assez inhabituelles. Description de Vincent ce midi par téléphone :


« Normalement, on aborde le Pot au Noir dans un alizé mollissant mais là, l’ambiance est plutôt humide. On fait du 19-20 nœuds de moyenne, il y a de l’eau partout. La pression que l’on a devrait nous accompagner jusqu’au Pot au Noir. Tous les bateaux semblent aller vers le même coin. Là on va vite mais forcément, il y a un moment où l’on va s’arrêter et où ça va revenir par derrière. On peut déjà prévoir le gros regroupement. Les écarts seront très resserrés à la sortie du Pot au Noir. Dans cinquante milles, on sera à mi-course. Jusque-là, le match a été très beau et il le sera encore à suivre ! »