Arrivé dans la nuit à New-York, François Gabart (Macif) remporte The Transat bakerly en catégorie Ultime. Après un peu plus de 8 jours de mer à une vitesse moyenne impressionnante de 23,11 nœuds, le trimaran géant s’est vu ralentir considérablement à l’approche de New-York et les 300 derniers milles ont été très difficiles pour le skipper.

Ces conditions semblent malheureusement en passe de se répéter pour les IMOCA en tête de flotte. Une bulle anticyclonique s’annonce en effet sur la fin du parcours, « le dernier juge de paix de cette grande Transat » résume Vincent Riou.

En ce 9ème jour de course, à moins de 800 milles de l’arrivée, PRB navigue toujours en 2ème position de la flotte des monocoques, derrière Armel Le Cléac’h, à une vitesse moyenne d’une dizaine de nœuds.
Depuis le début de la course, ces deux-là se livrent un duel haletant. Alors que Banque Populaire était remonté au nord hier pour chercher du vent plus fort, PRB encaissait un retard de 90 milles. Mais dans la nuit, Vincent Riou a réduit cet écart de moitié. Au classement de 16 heures, 42,5 milles seulement le séparaient du leader.

Dans des conditions de vent compliquées et incertaines, le jeu de l’élastique bat son plein entre les duettistes. Concentration et patience sont les maîtres-mots à bord de PRB pour effectuer les meilleurs choix stratégiques durant ces derniers jours de course et espérer ainsi grappiller, heure après heure, les milles sur le leader.

Il faudra en effet s’armer de patience et composer avec des vents faibles et les courants à l’approche de New-York. « Les conditions habituelles quand on s’approche des côtes US » selon Vincent Riou. Le skipper de PRB ne lâche pas le morceau, « ça fait partie des habitudes de la maison ! »

Vincent en début d’après-midi :
« Nous avons les conditions habituelles quand on approche des côtes US. C’est un endroit très compliqué avec une météo qui évolue vite. The Transat est conforme à ce qu’on était venu chercher : beaucoup de transitions, de changements de voile, d’engagement. Avant l’arrivée, nous avons une bulle anticyclonique sur le parcours. On ne sait toujours pas si ça passera à l’est, à l’ouest ou au milieu. Ce sera le dernier juge de paix de cette grande transat. Quoi qu’il en soit, je ne lâche pas le morceau, ça fait partie des habitudes de la maison !
J’ai suivi un peu la course des Ultimes et ils ont montré qu’il n’y a pas besoin d’être nombreux pour se livrer une belle bagarre. Bravo à François (Gabart ndlr) pour sa victoire, il a énormément de talent. »


Classement à 16h :
1 – Armel Le Cleac’h (Banque Populaire) à 712,7 milles
2 – Vincent Riou (PRB) à 42,5 milles
3 – Jean Pierre Dick (Saint Michel Virbac) à 153,3 milles
4 – Paul Meilhat (SMA) à 374,1 milles
5 – Richard Tolkien (44) à 694,3 milles