le sponsor vendéen a choisi de mettre les petits plats dans les grands. Déplacement, restaurant, visite des pontons, présentation des produits, rencontre avec Vincent Riou, ces invités de marque voient le Vendée Globe sous son meilleur jour mais l’enjeu est d’importance pour le fabricant d’enduit. « Quand on a 15 % de progression de chiffre d’affaires, on estime que 5 % sont dus au phénomène voile » analyse Jean-Jacques Laurent, PDG de PRB qui compte aussi sur le tour du monde pour « limiter l’impact » de la crise.


L’histoire de la PME Vendéenne avec le Vendée Globe a débuté il y a 20 ans, presque jour pour jour. La marque, sur un coup de cœur, a alors choisi d’accompagner Jean-Yves Hasselin dans son tour du monde. « Il y a 20 ans, c’était une forme de mécénat » se rappelle Jean-Jacques Laurent qui était loin d’imaginer les retombées commerciales de la course. Isabelle Autissier et Michel Desjoyeaux ont ensuite porté les couleurs de l’entreprise avant que Vincent Riou ne reprenne le flambeau en 2002.
Aujourd’hui, PRB a développé son propre espace pour les opérations de communication B to B qu’il organise tout au long des trois semaines précédant le départ ; 1000 m² exclusivement consacrés à l’entreprise vendéenne et aux partenaires du bateau.  Ce dispositif vient compléter les sorties en mer régulièrement organisées par PRB et Vincent Riou. Plus de 500 personnes ont ainsi pu goûter les plaisirs de la navigation à bord du bateau de course vendéen durant les trois années qui viennent de s’écouler !
« Nous ne sommes pas des philanthropes » aime à répéter Jean-Jacques Laurent. Comprenez que ce sponsoring voile est mûrement réfléchi et par conséquent rondement mené ! L’exploitation du bateau est maximale et l’image de Vincent est totalement en adéquation avec ce que veut réaliser PRB à travers ce projet. Les liens qui unissent aujourd’hui les deux hommes sont d’ailleurs particulièrement forts ! « Avec Vincent, nous ne faisons définitivement qu’un. C’est capital et c’est probablement la raison principale qui explique que ce partenariat dure depuis si longtemps ! » explique Jean Jacques Laurent.
Alors que la voile est devenue aujourd’hui une affaire de professionnels, le patron de PRB considère que le Vendée Globe n’a rien perdu de sa magie. En fervent défenseur de la course, il a convaincu plusieurs sponsors de se lancer dans l’aventure. Que ce soit Delta Dore, VMI, Maitre Coq, AKENA Vérandas ou encore Cheminées Poujoulat, tous ont - un jour ou l’autre - sollicité le partenaire historique avant de s’engager. « Même les petits budgets peuvent écrire une belle histoire » explique-t-il . Alors que la crise affecte tous les secteurs, il se refuse à la sinistrose : « C’est justement parce que c’est la crise qu’il faut communiquer ».
Interview avec le seul sponsor qui a déjà remporté le Vendée Globe à deux reprises en 2000/2001 avec Michel Desjoyeaux puis en 2004/2005 avec Vincent Riou. Un sponsor prêt à accrocher une troisième étoile à son palmarès !

Interview de Jean-Jacques Laurent :
Quel est le dispositif de PRB sur le village du Vendée Globe ?
« Tous les jours, nous recevons 550 clients venus de toute la France. Il s’agit aussi bien d’architectes, que de négociants, de façadiers, de distributeurs ou autre. Cela représente plus de 8 000 invités pendant les jours qui précèdent le départ. C’est l’occasion pour nous de présenter nos produits à ceux qui peuvent soit les acheter, soit les recommander à leurs clients. C’est un gros boulot car il faut les inviter, les transporter et les nourrir. Quand ils arrivent, nous leur faisons la démonstration de nos produits sur l’espace PRB. Ils sont ensuite invités à déjeuner, font le tour des pontons et rentrent chez eux en fin de journée. Nous louons par ailleurs les Salines, pour leur permettre de faire un tour dans le port et l’un des membres de l’équipe technique de Vincent explique à ceux qui le souhaitent toutes les spécificités du bateau PRB. »

Comment évaluez-vous l’impact du sponsoring sur l’activité de PRB ?
« Quand on a 15 % de progression de chiffre d’affaires, on estime que 5 % sont dus au phénomène voile. On avait calculé les retombées de manière précise il y a plusieurs années mais c’est coûteux. On a donc choisi de ne plus le faire car on sent le retour à travers nos clients et nos commerciaux. 2013, comme 2008, est une année de crise. On espère que ça limitera l’impact. »

Comment a évolué le Vendée Globe depuis que PRB y participe ?
« Il y a 20 ans, c’était une forme de mécénat. Il s’agissait avant tout d’un coup de cœur et nous n’étions pas préparés aux retombées. L’esprit des premiers Vendée Globe est toujours là et les clients viennent pour ça. Sinon, ils resteraient chez eux. Les bateaux ont beaucoup évolué techniquement mais il y a toujours la possibilité d’écrire une belle histoire. J’invite toujours de petits sponsors à venir, même avec de petits budgets. Même s’ils ne peuvent pas gagner le Vendée Globe, ils peuvent toujours écrire une belle histoire. Des gens viennent nous voir pour savoir comment ça marche et j’ai toujours essayé de les convaincre de venir. Il y a notamment eu Cheminées Poujoulat, Maître Coq, Delta Dore, VMI ou encore AKENA Vérandas. A ceux qui viennent me voir en ce moment, je dis, c’est la crise et c’est justement parce que c’est la crise qu’il faut communiquer ! »