Il ne reste plus que 194 milles à parcourir (classement de 16h HF) pour Kevin Escoffier, Tom Laperche, Abby Ehler et Sam Goodchild pour conclure cette première étape de The Ocean Race, mais pas question pour autant de relâcher l’attention. Si le monocoque battant pavillon suisse maintient sa position en tête de la flotte, l’équipe reste prudente et tente de profiter au maximum des conditions de navigation plus clémentes. La houle s’est allongée et le 60’ bleu et vert progresse à des vitesses fulgurantes vers Mindelo sur l’île de Sao Vincente dans l’archipel du Cap Vert où sera jugée l’arrivée la nuit prochaine.
 
220926 ES Holcim PRB 848
 
Holcim-PRB affiche près de 19 nœuds de moyenne sur les dernières 24 heures et les images envoyées du bord par le reporter embarqué Julien Champolion montrent un équipage concentré à 100% sur les réglages. L’atmosphère s’est réchauffée et les marins ont pu faire tomber les hauts de cirés mais l’engagement physique semble toujours aussi fort à bord du foiler lancé à pleine vitesse. Après les petits soucis techniques du début de course, le team peut profiter d’un bateau au maximum de son potentiel pour ce sprint final comme l’explique Kevin Escoffier : « Les réparations que nous avons faites ont tenu. Il y a forcément des petits détails qu’il faudra revoir. Nous contrôlerons le bateau à l'arrivée, particulièrement l’accastillage, à cause des conditions de vent fort que nous avons dû gérer en Méditerranée, mais rien de grave. On aura largement le temps de réparer tout cela au Cap Vert ».
 
Dans le tableau arrière d’Holcim-PRB, l’américain Charlie Enright et son équipage de 11th Hour Racing Team ne sont qu’à 58,2 milles. Un peu plus loin, à 89,3 milles du leader, Malizia tente de reprendre du terrain. L’arrivée sur l’archipel va se jouer sous haute tension car il ne faudra pas se laisser surprendre par les effets de site à l’approche des îles volcaniques. Le vent peut en effet être perturbé par les sommets des îles alentours même si Sao Vincente est relativement plate. Et de nuit, il est encore plus difficile d’anticiper ces variations, de repérer les pêcheurs sans lumière ou les bouées de casiers. Si Kevin Escoffier et son équipage ont protégé jusque-là leur leadership, ils savent aussi que la moindre erreur peut coûter cher ! Jusqu’au bout de ces 1 900 milles de sprint méditerranéo-atlantique, la vigilance sera donc de mise. Remporter cette première étape du tour du monde serait une formidable entrée en matière pour le projet Go Circular qui fût le dernier à annoncer sa participation à cette course extrême.
 
L’équipage d’Holcim-PRB est quoi qu’il en soit soudé et tourné vers un même objectif de victoire. « L’enjeu de cette fin de course est de rester concentré. On sait qu’en voile, ce n'est jamais fini. A bord, nous continuons notre système de quarts. Nous n’avons pas changé cette façon de faire depuis le début de la course. L’ambiance est excellente, ça fait du bien ! C’est vraiment génial de naviguer comme ça à la fois en étant performant et concentré. Nous naviguons tous dans la bonne humeur ! Tout le monde est vraiment au même diapason. Donc je prends beaucoup de plaisir à naviguer avec ces gens-là, et je regrette d'aucune façon le choix de l'équipage » conclut le skipper d’Holcim-PRB.
L’équipage est attendu à Mindelo demain matin, samedi, entre 3h et 5h TU soit entre 4h et 6h HF.