En effet, il garde un œil sur les buggys SMG de l’écurie Red Bull soutenus par PRB, #303 et #312. Pilotés par Ronan Chabot d’un côté et Carlos Sainz de l’autre, ces équipages courent en double. Vincent suit également les performances d’Eric Bernard dont il parraine le projet. Aux commandes de son buggy 100% vendéen - La Trio II - Eric est soutenu par l’entreprise vendéenne Bodard Construction, également partenaire du 60 pieds de Vincent.

A trois jours du finish du Dakar, Vincent livre son regard sur la course.

Le rôle de la machine

« C’est un sport mécanique assez sympa. Cela permet de vivre des sensations uniques. Mais c’est comme en régate, tu es dépendant de ta machine. Les sports mécaniques sont de toute façon des sports ingrats. Et je remarque que faire le Dakar ce n’est pas si simple ! Même si le pilote et son co-pilote sont très courageux et compétents, si la machine ne fonctionne plus… cela ne marche pas. Ça fait partie des choses que je connais bien. »

Le prix de la réussite

« Quand je vois le duo Chabot/Pillot (#312), je me dis qu’ils tirent forcément les leçons des difficultés rencontrées. Rien que côté solidarité entre les projets : combien de fois Eric Bernard s’est arrêté pour leur filer un coup de main ? C’est certain, ils sortiront grandis de cette course, c’est imparable. Et c’est aussi le prix à payer pour connaître la joie d’une réussite. Une chose est sûre, tant que tu n’as pas franchi la ligne d’arrivée, la course n’est pas terminée. Et je sais de quoi je parle ! Avec la grosse galère rencontrée hier, Carlos Sainz et son co-équipier en sont aussi l’exemple. »

« Un truc de dingue »

« Quant à Eric Bernard, qui « navigue » en solo au volant de son buggy #354, je suis impressionné. C’est un truc de dingue ! Avec sept participations au Dakar dont quatre en moto (un abandon), c’est sûr qu’Eric connaît bien le sujet. Pour faire cette course en solo, je pense qu’il fallait déjà avoir fait ses preuves sur ce genre de parcours. Actuellement Eric est 25ème au classement général. C’est vraiment une belle place. Je pense que sa position au général est due à sa régularité et sa limite de prise de risque. En réalité, il court comme s’il était à moto. Il faut savoir qu’en moto, la sortie de route est beaucoup plus dangereuse qu’en voiture. On dirait qu’il aborde ce Dakar en tant que motard. Son objectif est de finir la course – qui plus est à une bonne place, tout en ne se mettant pas sur le toit ! »

Le goût du double, sur terre et en mer

« Les gars vivent sur le Dakar une course en double différente de ce que nous pouvons vivre lors de nos transats en duo en 60’. Que ce soient Ronan Chabot et Gilles Pillot ou encore Carlos Sainz et Timo Gottschalk, le pilote et co-pilote sont complémentaires. Même si les compétences demandées sont globalement semblables sur l’eau et à terre, sur le Dakar elles sont réparties entre les deux « navigateurs ». Il faut être un bon stratège, un bon pilote et un bon mécanicien. De plus, chaque team est à fond sur une courte période avec des temps de repos qui ne comptent pas pour le classement. Pour le coup, c’est la même chose lorsque l’on fait des régates inshores à la journée. Chacun des équipiers à bord est complémentaire. Il y a le tacticien, le barreur, le régleur de grand voile etc. En revanche, sur une transat océanique en double, c’est du 24h/24h. On fonctionne en relais. La principale qualité requise à ce moment là, c’est la polyvalence des deux marins, plus que la complémentarité. »

Un Dakar pour bientôt ?

« Faire le Dakar ?! Pourquoi pas ! Cela dit, je n’ai jamais participé à ce genre de course, donc c’est difficile pour moi de me prononcer. C’est sûr que le côté aventure, voyage et sport mécanique de cet évènement m’attire beaucoup. D’autant que je n’ai pas peur en voiture, et ce même si je suis assis sur le siège du passager. »