Né à Pont l'Abbé le 9 janvier 1972
Marié, deux enfants

 

En 1993, pour le départ de la première Transat Jacques Vabre, en solitaire, les Parlier, Peyron et Gautier sont de la partie. Parmi eux, Vincent Riou, 21 ans. Un jeunot, la mèche sur le côté, qui s’attaque à sa première traversée de l’Atlantique à bord de Maitre CoQ et la boucle malgré une importante voie d’eau. Ses concurrents saluent ce jeune marin à la ténacité hors norme qui vient de goûter au large, sans se douter qu’il fera exploser tout son talent en s’emparant du Vendée Globe quelques années plus tard.
A 44 ans, Vincent Riou est une des figures les plus emblématiques du Vendée Globe. L’histoire qui le lie à cette course débute en 2000 lorsqu’il fait son premier tour du monde… en restant à terre. Préparateur du PRB de Desjoyeaux, il joue un rôle crucial dans la victoire du bateau vendéen. Le sponsor choisit alors de confier à ce jeune homme discret et efficace la barre de son monocoque pour l’édition 2004. Pour sa première participation, le Bigouden s’impose au terme d’un duel épique avec Le Cam qui lui offre un surnom digne d’un sous-marin nucléaire : « Vincent le Terrible ». Il entame alors la construction d’un nouveau monocoque pour l’édition 2008-2009. Après 57 jours de course, sa route croise à nouveau celle de Le Cam lorsque celui-ci se retourne au large du Cap Horn. Vincent parvient à le récupérer in extremis mais abîme son gréement pendant le sauvetage. Le mât tient plusieurs heures avant de s’effondrer à quelques milles de la Terre de Feu. Contraint à l’abandon, Vincent sera classé troisième exæquo par le jury. Pour l’édition 2012-2013, il est le seul ancien vainqueur au départ. Après avoir percuté une bouée métallique dérivant en Atlantique, Vincent sera contraint d'abandonner ce Vendée Globe. En 2013, il reprendra la barre de son monocoque pour participer à la Transat Jacques Vabre qu'il remportera avec Jean Le Cam. En 2014, pour sa 3ème Route du Rhum, Vincent doit à nouveau faire face à un abandon. En cause, la rupture de la cloison de la barre d'écoute sur toute sa longueur. L’année 2015 est celle du double et des victoires. Avec Sébastien Col, Vincent remporte l’Artemis Challenge, la Rolex Fastnet Race, le Défi Azimut et enfin, sa 2ème Transat Jacques Vabre.
2016 marque le retour au solo. Le skipper de PRB termine 2ème de The Transat bakerly, sur les talons du vainqueur Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire, après avoir perdu 2 voiles importantes 36 heures seulement après le départ de Plymouth.
La transat retour vers la Vendée et les Sables d’Olonne ne sera pas à la hauteur des espoirs de Vincent qui est contraint de s’arrêter aux Açores pour réparer une voie d’eau et changer une génératrice défaillante. Il terminera finalement 5ème après 11 jours de course. En novembre 2016, Vincent sera de retour avec PRB, son sponsor historique, pour disputer son 4ème Vendée Globe.
Affuté physiquement, Vincent allie des qualités de navigateur, régleur, stratège, technicien, bricoleur... A 44 ans, Vincent est certainement dans la plénitude de son art et ne rêve que d’une chose, une 2ème victoire sur le Vendée Globe.