Actualités

Vincent Riou se classe deuxième de The Transat. Il est arrivé à New York à 20 h 20 min 11 s (HF) et a mis 12 jours 4 heures 50 minutes 11 secondes pour effectuer le parcours entre Plymouth et Big Apple (3 730 milles à la vitesse moyenne de 12,74 nœuds). Il termine 2 heures 21 minutes et 32 secondes derrière le vainqueur de la course, Armel Le Cleac’h.

« 36 heures après le départ, tous mes points forts sont partis à l’eau d’un seul coup »


L’arrivée vers New York s’étire dans un brouillard épais et à toute petite vitesse pour Vincent Riou qui n’a plus que 40 milles à parcourir. Armel Le Cleac’h devrait quant à lui couper la ligne d’arrivée en vainqueur vers 16 heures HF. Le monocoque orange est attendu juste avant le pont Verrazano où est mouillée la ligne d’arrivée quelques heures plus tard (vers 21 heures HF). Vincent Riou devrait s’emparer de la deuxième place de The Transat bakerly. Alors que la course se termine, le skipper de PRB a pris le temps d’une longue interview dans laquelle il explique pourquoi il n’a pas pu faire la trajectoire souhaitée sur le parcours entre Plymouth et New York.

Cette nuit, Vincent Riou tout comme le leader Banque Populaire a traversé une bulle anticyclonique calée sur la route vers New York.

Vincent Riou est en train de passer sous la barre des 500 milles restant à parcourir jusque New York. 

 

En ce 9ème jour de course, à moins de 800 milles de l’arrivée, PRB navigue toujours en 2ème position de la flotte des monocoques.

Quel match en tête des IMOCA ! Après 2 600 milles déjà parcourus, PRB et Banque Populaire se livrent un mano a mano exceptionnel en tête de The Transat. Presque huit jours que les deux solitaires enchainent les systèmes météo et gèrent les zones de transition. Epuisant et stimulant tout à la fois. Et c’est bien cela que Vincent Riou est venu chercher en s’engageant sur The Transat : de la confrontation au plus haut niveau dans des conditions météo difficiles.

Après presque 7 jours de course, Vincent Riou et Armel Le Cleac’h se livrent une bataille sans répit en tête de The Transat. Vincent s’accroche au tableau arrière de Banque Populaire dont il est distant ce lundi matin au classement de 8h de 42 milles. Les deux monocoques ont encore 1 300 milles à parcourir avant de pouvoir apercevoir les buildings de Manhattan.

Vincent Riou sur PRB est actuellement de nouveau dans une zone de transition. Après la gestion de la dépression hier dans la journée (avec des vents atteignant les 45 nœuds), changement d’ambiance pour PRB qui a dû traverser cette nuit et ce matin une dorsale anticyclonique.

Après les calmes de la journée d’hier, Vincent se prépare maintenant à affronter la dépression que tous les solitaires surveillent depuis plusieurs jours. En provenance de Terre Neuve, la perturbation tant attendue s’annonce particulièrement violente avec des vents pouvant atteindre les 55 nœuds dans les rafales et une mer très formée.

Encore une nuit compliquée pour la flotte des IMOCA. Vincent Riou en a même perdu son leadership. Décalé d’environ 25 milles dans le nord de PRB, Banque Populaire a réussi à passer une zone de molle sans s’arrêter tandis que Vincent a été plus à la lutte. La sanction est tombée au classement de 4h ce matin : PRB était à 33 milles du tableau arrière de Banque Populaire. Depuis, le skipper du monocoque vendéen a réussi à réduire l’écart à 22 milles. Pourtant, les deux leaders sont toujours aux prises avec le vent faible.
Ils traversent une large dorsale anticyclonique qui devrait les ralentir encore toute la journée. Armel Le Cleac’h est décalé de 10 milles dans l’ouest de Vincent et devrait donc naturellement être le premier à retoucher du vent. Mais quelle sera son avance à la sortie de la dorsale ? Difficile à dire pour l’instant. Les deux skippers jouent au gagne petit dans cette zone de transition avant de pouvoir ré-accélérer pour gagner dans l’ouest et rejoindre la dépression qui les attend d’ici une petite dizaine d’heures. Un autre morceau difficile à gérer et pour lequel Vincent s’est préparé en faisant un check complet du bateau. « Tout va bien à bord de PRB, j’ai pu tout inspecter. Je suis prêt pour le coup de vent qui nous attend. Il s’annonce assez violent. Je vais essayer d’aller dormir un peu avant pour être en forme » raconte le skipper de PRB déterminé à ne pas laisser la moindre occasion de reprendre la place qu’il occupait depuis le début de la course.

Vincent par téléphone en début d’après-midi :
« La nuit a été compliquée car nous avons été très ralentis. Et quand c’est reparti, ça a été d’un coup très rapide. J’ai dû être à 22 nœuds de moyenne pendant une heure !
Par contre, avant cela j’ai été arrêté un temps alors qu’Armel n’a jamais été stoppé au nord. J’ai actuellement 6 nœuds de vent et j’avance à 5 nœuds. Nous en avons pour toute la journée. On ira chercher la dépression ce soir. Elle est toujours aussi virulente que prévue.
Derrière cette dépression, on aura de nouveau une petite dorsale à passer puis une autre dépression. Celui qui réussira à sortir en tête de la dorsale sera le premier à toucher le nouveau vent. On va toucher les premiers effets de la dépression dans la nuit et nous devrions passer le front demain en milieu de journée. Disons que nous en serons sortis après-demain matin. »

Classement à 12h :
1 – Armel Le Cleac’h (Banque Populaire) à 2 272,8 milles
2– Vincent Riou (PRB) à 22,21 milles
3 – Jean Pierre Dick (Saint Michel Virbac) à 51,59 milles
4 – Paul Meilhat (SMA) à 196,95 milles
5 – Richard Tolkien (44) à 367,21 milles

 

10 secondes … et tout peut basculer. C’est ce qui est arrivé cette nuit à Sébastien Josse lors d’un empannage intempestif. Lattes et corne de Grand’Voile abîmées pour le skipper d’Edmond de Rothschild, contraint à l’abandon.