Cela fait un peu plus de 5 mois que le Vendée Globe s’est arrêté brutalement pour PRB et Vincent Riou suite à un choc avec un OFNI. Le temps a fait son œuvre et la déception a laissé la place désormais à l’envie de regarder l’avenir pour la société vendéenne et le skipper breton. 

Poursuivre l’histoire de PRB et du Vendée Globe

Du côté de PRB, Jean-Jacques Laurent maintient la position qu’il avait annoncée avant même le départ du dernier Vendée Globe et affirme sa volonté de voir PRB au départ du prochain Tour du Monde en IMOCA en 2020.  « Beaucoup de personnes nous questionnent sur la suite. Ce sont des interrogations légitimes puisque nous sommes un acteur important du Vendée Globe. Notre engagement sur cette course a presque 25 ans. L’histoire de l’entreprise est très liée au Vendée Globe et il n’y a pas de raison que cela s’arrête. C’est d’ailleurs le souhait de nos salariés et c’est d’abord ce qui motive cet engagement » explique Jean-Jacques Laurent, Président de PRB.

Pas question donc de faire construire un nouveau bateau. Le plan VPLP/Verdier mis à l’eau en mars 2010, prendra un troisième départ du Vendée Globe sous les couleurs de PRB. « Nous connaissons le potentiel de ce bateau. Nous y apporterons certainement des modifications pour le rendre encore plus compétitif mais pour l’heure, rien n’est arrêté. Nous prenons notre temps et nous réfléchissons à tout cela avec Vincent qui connait parfaitement le bateau et est très à l’écoute de la technologie. Il est et restera de toute façon notre conseiller sur ces questions » poursuit Jean-Jacques Laurent.

  
Vincent Riou fait route vers l’Ultim

Vincent Riou, qui a déjà pris le départ de quatre Vendée Globe et a connu la victoire en 2005, se lance dans un projet sur le circuit Ultim. Loin de fermer la porte au Vendée Globe, il a saisi l’opportunité offerte par Thomas Coville de reprendre le multicoque Sodebo. « Il y a deux choses qui me stimulent d’un point de vue sportif. C’est le Vendée Globe car y retourner une nouvelle fois serait un formidable défi et une énorme satisfaction si la réussite est au bout. Et il y a aussi le circuit Ultim. Juste après son arrivée du Tour du Monde, Thomas m’a proposé de récupérer son bateau. Or, j’étais justement en pleine réflexion sur la suite. Le circuit Ultim m’intéresse beaucoup car j’aime le multicoque que j’ai pratiqué par le passé notamment sur le circuit ORMA et puis il y a cette course en solitaire autour du monde qui aura lieu en 2019. C’est un gros challenge, quelque chose de totalement nouveau. C’est extrêmement enthousiasmant sportivement et je souhaite vraiment faire partie de ces pionniers. J’ai donc choisi de m’engager dans cette voie pour l’instant et je mets toute mon énergie et tout mon temps actuellement pour rassembler autour de moi l’entreprise ou les entreprises qui voudront m’accompagner dans ce nouveau territoire de communication » explique Vincent.

Le Breton cherche donc un partenaire pour ce nouveau projet. Si PRB ne figurera pas sur la coque du trimaran, c’est parce que l’histoire de la société vendéenne s’écrit sur le Vendée Globe et « nulle part ailleurs » selon Jean-Jacques Laurent qui soutient totalement la démarche de Vincent. « PRB entretient des liens extrêmement forts avec Vincent. Nous avons été son partenaire pendant 14 années. Vincent nous a apporté notre 2ème victoire sur le Vendée Globe et bien d’autres victoires sur le circuit IMOCA. C’est un sportif complet et une personnalité hors norme. Toute l’entreprise a partagé avec lui d’intenses émotions. Nous comprenons son envie de changer de circuit car la voile est un terrain d’expression multiple et nous ne pouvons que l’encourager dans cette démarche. Si son projet réussit, ce que nous lui souhaitons, il sera alors temps pour nous de voir avec qui nous ferons le prochain Vendée Globe » précise Jean-Jacques Laurent.