Le duo Le Cleac’h / Tabarly est toujours leader mais depuis l’empannage effectué hier soir, l’écart de vitesse entre ce nouveau bateau et PRB s’est considérablement réduit. Hier, tribord amure dans une vingtaine de nœuds et sur mer plate, Banque Populaire progressait systématiquement plus vite que le 60’ orange. Depuis ce matin, les deux leaders avancent à la même allure. 19,1 nœuds de moyenne pour l’un et l’autre au relevé de midi. Un indicateur qui laisse à penser que, sur ce bord bâbord amure, le duo de tête est peut être limité pour exploiter tout le potentiel de son bateau. « Banque Populaire en tribord amure était très rapide. Dans ces conditions là, il était plus rapide d’un noeud, un noeud et demi. Ils doivent aussi avoir leur lot de pépins techniques et peut être que sur ce bord, ils sont handicapés par quelques chose » commente Seb Col ce matin.

La nuit a permis à PRB comme à ses deux adversaires de se positionner pour l’entrée dans le pot au noir. La zone de convergence intertropicale peut être l’occasion pour le monocoque vendéen de revenir sur le leader qui, dans les petits airs à venir, devraient être moins à son avantage. PRB s’est positionné un peu plus à l’est que Banque Populaire. 30 milles les séparent en latéral tandis que Queguiner pointe son étrave sur une route médiane. « Nous sommes trois bateaux vraiment très très serrés. Il faut tenir le coup. Les idées sont à peu près claires pour l’approche du Pot au Noir, on va dire que les dés sont presque jetés pour le passage du PAN. On a un peu de marge » continue Sébastien Col.

L’objectif est de jouer les petits décalages mais pas question d’optionner de manière trop radicale. La prise de risques est maitrisée dans cette course au contact. « Il n’y aura pas de grandes options entre les trois bateaux, ca va rester serré. La course se joue à des petits détails, nous avons été les premiers à empanner vers le sud. On prend une option et on en connait le résultat qu’un jour et demi après. Il faut être un peu patient. Le fait que l’on soit au contact comme ça, c’est très excitant. Ca met du jeu. Et on voit que dès que tu es décroché, c’est dur de revenir. Tous les bateaux ont eu leur lot de soucis techniques mais c’est certain que c’est compliqué, dès que tu es décroché de suivre le rythme » termine le co-skipper de PRB.
Alors que l’on va entrer dans le 6ème jour de course, les hommes de PRB sont déterminés et prennent visiblement un grand plaisir à naviguer sur cette Transat Jacques Vabre. Le Pot au Noir constitue le prochain obstacle sur la route vers Itajai. Pour l’heure, le rythme est très rapide et Vincent disait hier que le temps de course qu’il avait établi il y a deux ans (17 jours) pourrait bien être battu. A moins que ce PAN ne déploie ses tentacules pour ralentir la flotte… A suivre ce week end.