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Vincent Riou a parcouru pour la première fois les 4 350 milles de la Transat Jacques Vabre à bord d’un multicoque de 50’.

Demain, dimanche 5 novembre, Vincent Riou et Erwan Le Roux prendront le départ de la Transat Jacques Vabre à bord du Multi 50 du skipper trinitain, FenêtréA-Mix Buffet.

Triple vainqueur de la transat dans sa catégorie, Erwan Le Roux connait son bateau sur le bout des doigts et s’est adjoint les compétences de Vincent (double vainqueur en Imoca), « fin stratège météo » comme il le définit.

C’est l’occasion pour Vincent de continuer à diversifier sa pratique comme il l’a fait tout au long de l’année et de retrouver le multicoque, un support qu’il affectionne particulièrement.

Avec cinq victoires à eux deux, le duo apparait comme favori dans la catégorie des Multi 50.

Entretien avec Vincent Riou, la veille du départ.

La Transat Jacques Vabre part demain, dans quel état d’esprit es-tu ?

« Tout va bien, nous avons des super conditions météo prévues pour le départ avec un début de course tonique. La descente de l’Atlantique va être rapide, on va s’amuser ! Toutes les conditions sont réunies pour prendre du bon temps en multicoque. »

Le multicoque, c’est un support que tu apprécies ?

« Oui, j’en ai toujours fait. Pour moi, c’est l’engin le plus magique qu’on ait inventé pour naviguer. Ce sont des bateaux extrêmement rapides. C’est une des disciplines de la voile qui est très plaisante et qui procure beaucoup de sensations. Je ne rate pas une occasion de participer à des épreuves sur ce support car je m’amuse tout simplement ! »

Quelles sont les différences avec l’Imoca PRB ?

« Les Multi 50 sont des bateaux qui vont 20% plus vite. Ils sont larges et très légers. FenêtréA-Mix Buffet par exemple a la même puissance que PRB mais il est 2 fois plus léger. Le rapport poids/puissance est terrible et donne à ces bateaux une capacité d’accélération  différente.

C’est également plus aérien : quand le bateau va vite, 2 coques sur 3 ne sont pas dans l’eau alors qu’en accélération, le monocoque se retrouve très vite recouvert par les vagues. Les sensations sont très différentes et la manière de « vivre » également. »

Qu’est-ce que cela change dans la manière de naviguer ?

« Les multicoques sont des bateaux très légers car ils n’ont pas de quille mais cela veut aussi dire qu’ils peuvent chavirer ! La faute de pilotage n’a pas la même conséquence qu’en monocoque. En multi, ça peut rapidement entraîner un chavirage. J’aime à dire qu’un multicoque il faut le surveiller comme le lait sur le feu !

Pendant nos quarts, nous n’allons pas à l’intérieur du bateau. Nous sommes toujours dehors avec une manette entre les mains qui peut empêcher le chavirage le cas échéant. »

Un mot sur Erwan Le Roux, le skipper de FenêtréA-Cardinal ?

« Je connais Erwan et je suis son parcours depuis longtemps. C’est un sportif accompli qui compte de nombreuses victoires avec son bateau. Nous avons la même vision de notre métier : le sport et la performance. C’est autour de ces valeurs que l’on se retrouve et c’est pour cela que nous nous sommes associés pour cette Transat Jacques Vabre. »

Avec cinq victoires à vous deux sur la Transat Jacques Vabre, êtes-vous le duo favori en Multi 50 ?

« Oui mais Erwan et moi sommes bien placés pour savoir que ce n’est pas parce qu’on est favori que la course est gagnée d’avance. Un nouveau bateau est arrivé cette année dans la classe des Multi 50, il y a des équipages affutés donc le combat va être rude pour réussir à décrocher la victoire. On y va avec beaucoup de motivation et en conquérants car rien n’est fait, ça va être une course très disputée. »

Dimanche, les bateaux sortiront du bassin entre 9h et 10h pour rejoindre la ligne de départ qui sera mouillée devant les plages du Havre et de Sainte-Adresse. Le top départ sera donné à 13h35.

De Saint-Malo à Piriac sur Mer en passant par Lézardrieux, Camaret sur Mer, Larmor Plage et Quiberon, 24 Figaro se sont livrés une bataille intense pour la 11ème édition du Tour de Bretagne à la Voile.

Vincent Riou enchaine les navigations

The Bridge est une course unique lancée tout spécialement pour célébrer le débarquement américain lors de la première guerre mondiale.

Cela fait un peu plus de 5 mois que le Vendée Globe s’est arrêté brutalement pour PRB et Vincent Riou suite à un choc avec un OFNI. 

Après 74 jours 03 heures et 35 minutes et 46 secondes, Armel Le Cléac’h remporte le Vendée Globe 2016. Le skipper de Banque Populaire VIII a passé la ligne d’arrivée mouillée devant les Sables d’Olonne ce jeudi 19 janvier à 16h37.

Il succède ainsi à François Gabart, vainqueur du Vendée Globe en 2012 et améliore de près de 4 jours le record de ce tour du Monde en solitaire. Après deux 2èmes places sur les dernières éditions, Armel Le Cléac’h peut enfin goûter la saveur de la victoire.

Présent aux Sables d’Olonne pour assister à l’arrivée d’un skipper qu’il connait très bien, Vincent Riou a salué la victoire d’Armel Le Cléac’h. Le vainqueur du Vendée Globe 2004 était aujourd’hui consultant pour France Info avec Loick Peyron et Thomas Coville. Bord à bord de Banque Populaire VIII juste après le passage de la ligne, Vincent a pu longuement échanger et féliciter Armel. Comme Loick Peyron et Thomas Coville, Vincent a souligné les nombreuses qualités du Breton qui succède à François Gabart au palmarès de cette course unique.

Interview de Vincent Riou :

« Armel a fait une très belle course. Il a montré une très belle maîtrise et beaucoup de sang-froid dans la remontée de l’Atlantique. S’il faut en retenir un mot, c’est la fluidité. Il ne s’est jamais emballé, il a effectué de très belles trajectoires notamment dans les océans australs ce qui lui a permis de faire le break avant le cap Horn, de prendre la tête de la course et de ne pas la lâcher malgré les assauts d’Alex Thomson. Alex a été un très bel adversaire. Quand il y a de la compétition comme nous avons pu le voir en tête de course, ça pousse chacun à dépasser ses limites et cela rend la victoire plus riche et plus forte. Armel a été remarquable, tenace et très régulier. En tant que marin, il force mon admiration. 

Cette victoire c’est aussi pour le collectif, la victoire de la méthode du pôle Finistère Course au Large. »

Le 22 novembre dernier, Vincent Riou était contraint à l’abandon lors de son 4ème Vendée Globe suite à une avarie de quille.

Bonjour les terriens

Troisième jour de convoyage à bord de PRB

Actuellement en convoyage, Vincent a prévu de nous envoyer régulièrement des nouvelles. Voici le premier message envoyé du bord de PRB.