Carte d'identité du bateau

Imoca PRB 2020

Architectes : VPLP – VERDIER

Numéro de voile : 85

Date de mise lancement : mars 2010

Développement : chantiers de refit en 2014 et 2016 ; équipé de foils depuis août 2018

Longueur : 18.28 m

Largeur : 5.5 m

Tirant d’eau : 4.5 m

Hauteur mât : 27,60 m

Surface de voiles au près : 300 m2

Surface de voiles au portant : 600 m2

Surface de la grand-voile : 180m2

 

 

Un bateau bien né et relifté

Cinquième du nom, l’IMOCA PRB a été construit dans la perspective du Vendée Globe 2012 de Vincent Riou. Ce dernier avait alors choisi de s’entourer des architectes Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot-Prévost associés à Guillaume Verdier pour imaginer ce bateau nouvelle génération. Sorti des moules de l’ancien Safran de Marc Guillemot, qui font de lui l’un des monocoques les plus étroits de la flotte, PRB se distingue également par sa légèreté et sa polyvalence. Ses deux points forts comme l’analyse Kevin Escoffier après seulement quelques mois à la barre de l’IMOCA, « PRB est un bateau très bien né, il est rapide. Sa polyvalence fait qu’il a pu durer dans le temps sans devenir obsolète. Il est assez facile, tolérant au solitaire. C’est un bateau vraiment idéal pour moi qui commence la navigation en solo ! »

 

Si le monocoque PRB fête cette année ses 10 ans, celui-ci n’a pour autant pas à rougir de son âge. En effet, Vincent Riou a su le maintenir au goût du jour grâce à différents chantiers d’optimisation. L’un des plus importants ayant été l’ajout de foils en août 2018 en vue de la Route du Rhum. Ces appendices externes dessinés par l’architecte argentin Juan Kouyoumdjian permettent aujourd’hui à l’IMOCA d’être plus performant à toutes les allures au-dessus de 13 nœuds, ainsi l’atteste Kevin « La paire de foils permet au bateau d’aller très vite à certaines allures. Nous faisons facilement des pointes à 28/29 nœuds sans que cela soit impressionnant. »

 

De son côté, le skipper malouin, ingénieur de formation et véritable passionné de technique a souhaité travailler sur la fiabilité et l’ergonomie lors du dernier chantier d’hiver. Car si la légèreté de PRB est un atout, elle s’avère aussi être une faiblesse comme l’explique Kevin « Nous savons que la légèreté est la cause principale des problèmes qu’a pu rencontrer PRB par le passé. C’est pourquoi nous avons travaillé dans le but de gommer ses défauts de jeunesse en renforçant le fond de coque, le pont et l’axe de quille. Comme PRB était l’un des bateaux les plus légers de la flotte, on a accepté de prendre un peu de ce delta de masse pour le mettre dans des renforcements divers afin de le fiabiliser au maximum. Cela lui permettra également de mieux subir le travail des foils.

 

Bien que désormais classé dans la catégorie des bateaux ancienne génération « reliftés », l’IMOCA PRB n’en reste pas moins une très belle machine capable de rivaliser avec les monocoques derniers nés. En atteste la performance réalisée lors de la Transat Jacques Vabre où PRB a su tirer son épingle du jeu dans les petits airs pour décrocher la deuxième place du podium face au foiler Charal de Jérémie Beyou. Le 8 novembre prochain, le 60 pieds vendéen s’élancera à l’assaut de son troisième tour du monde en solitaire, sans escale, ni assistance, non sans vouloir prendre sa revanche après les deux précédents Vendée Globe écourtés en raison de collision avec un OFNI.

 

 

Immersion à 360° à bord de l'Imoca !

 

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