Ils ont partagé ensemble de nombreux quarts à bord de Dongfeng Race Team et sont devenus au fil du temps des amis, Marie Riou nous livre son regard sur Kevin.

« Nous nous sommes retrouvés régulièrement dans le même quart avec Kevin sur la Volvo Ocean Race. C’est là que j’ai appris à le connaître. C’est un super mec. C’était aussi mon confident et c’est devenu un ami. En tant que sportif-régatier, il est très complet. C’est un très bon barreur. Il sait tout faire : régler des voiles, bricoler, ... Et surtout avec Kevin, on ne lâche rien. Il est tout le temps à fond ! Il faut qu’il fasse attention à ne pas se cramer sur le Vendée Globe. Ça promet de grandes choses. Je le vois sur le podium et je serai derrière lui ! »

 

 

Amarré depuis jeudi aux pontons de Port Olonna, l’IMOCA PRB est entre les mains de l’équipe technique qui veille aux moindres détails pour que le bateau soit fin prêt à prendre le départ le 8 novembre prochain. Après le contrôle sécurité passé hier matin sans encombre, Damien Guillou le boat captain nous fait un point sur la préparation du bateau. 

Hier matin a eu lieu le contrôle sécurité, peux-tu nous dire en quoi cela consiste ? 

« Il s’agit d’un contrôle que tous les bateaux doivent réaliser avant de prendre le départ d’une course. L’objectif est de vérifier avec les arbitres de la Fédération Française de Voile que tout le matériel de sécurité, les mails ou encore les téléphones sont bien à bord et fonctionnent correctement. Maintenant que l’on a passé ce contrôle, cela veut dire que nous n’avons plus de compte à rendre à l’organisation au niveau de la sécurité. C’est une chose que l’on peut rayer pour se concentrer sur le job restant. »

 

En parlant de job restant, que vous reste-t-il à faire ? 

« En amont de l’arrivée aux Sables d’Olonne, nous avions travaillé pour faire en sorte que tous les dossiers importants sur le bateau et qui demandent des tests en navigation soient réalisés. Maintenant, on s’attaque aux tâches que l’on avait jusqu’ici repoussées car on savait que l’on pourrait les faire sur le village. Il s’agit davantage de confort concernant la vie à bord, d’optimisations diverses, ainsi que d’un peu d’entretien et de rangement. »

 

Une navigation est prévue en fin de semaine, pourquoi ? 

« Kevin a pris la décision il y a peu avec la voilerie North Sails de fabriquer une voile d’avant neuve car il y avait des petites choses qui n’allaient pas. L’objectif de la sortie est donc d’aller la tester. On va la mettre en place dans la journée, puis nous irons vérifier en mer que tout va bien. Mais nous ne sommes pas inquiets car il s’agit d’une voile plus simple que les autres et qui ne comprend pas d’innovations majeures en termes de design. »

 

A priori, vous êtes donc dans les temps ? 

« Oui, je pense que d’ici ce week-end on ne sera plus très loin d’avoir fini notre job list. Cela va nous permettre de repasser un peu partout sur le bateau pour s’assurer que l’on n’a rien oublié. Après, il arrive un moment où il faut éviter de vouloir trop en faire quand on sait que c’est bon car à trop toucher partout on risquerait de commettre des erreurs. »

• 1 participation sous les couleurs de PRB : 2000/01
• Nom du bateau : PRB
• Classement : Vainqueur en 93 jours 3 heures et 57 minutes

 

C’est ensuite Michel Desjoyeaux qui prend le relais. Pour sa première participation au Vendée Globe, le marin natif de Port-La-Forêt se voit offrir par PRB l’opportunité de construire son IMOCA (un plan Finot/Conq) avec lequel il s’élance en novembre 2000 sur le tour du monde. À la lutte avec Yves Parlier durant les premières semaines, il est ensuite menacé par Roland Jourdain dans les mers du sud. À mi-parcours, il casse le démarreur du moteur, indispensable pour fournir l’énergie à bord. Alors qu’il croit avoir tout perdu, Michel Desjoyeaux trouve finalement une solution ingénieuse avec un système de poulies. Le démarreur repart et la course reprend si tôt ses droits. En tête au Cap Horn avec près de 600 milles d’avance sur Ellen MacArthur, le skipper de PRB perd ensuite son avantage, ralenti par un anticyclone et un problème de grand-voile. La navigatrice britannique en profite pour prendre les commandes, mais victime d’une collision avec un OFNI, elle les concède très rapidement. Le 10 février 2001 après un peu plus de 93 jours de mer, Michel Desjoyeaux franchit la ligne d’arrivée en grand vainqueur et offre la première consécration à PRB sur le Vendée Globe. « C’est forcément un moment extraordinaire. Pour des raisons personnelles, car c’est un accomplissement, mais aussi par rapport à cette relation avec la maison PRB, Jacques et Jean-Jacques Laurent. C’était leur apporter la victoire qu’ils attendaient. »

 

victoire vendee globe michel desjoyeaux 2

Il a initié Kevin à la navigation dès tout petit et a notamment remporté la Transat Jacques Vabre avec lui en 2005, Franck-Yves Escoffier, le papa de Kevin nous livre son regard sur son fils.

« Dans la famille on a deux passions, la voile bien sûr et le rugby. Kevin a commencé à pratiquer ce sport vers l’âge de 5 ans, je me rappelle qu’on l’avait inscrit car on sentait qu’il avait besoin de se défouler ! Il y a joué durant de nombreuses années et je pense que ça a été très bénéfique dans son parcours. Il a ainsi pu développer la culture du collectif, ce qui lui a servi notamment sur la Volvo Ocean Race où il a été l’un des éléments fédérateurs au sein de l’équipage. Le rugby lui a aussi appris à être dur au mal, à avoir le goût de l’effort et c’est ce qui fait aujourd’hui qu’il a une vraie force de caractère. Finalement, c’est vers le milieu de la voile que Kevin a choisi de s’orienter via ses études. Ce qui n’a rien d’étonnant puisque, comme ses deux frères, il a baigné dans le monde maritime depuis son plus jeune âge (ndlr : Franck-Yves est marin pêcheur de son métier). J’ai de beaux souvenirs de navigation avec lui, ensemble nous avons couru deux Transats Québec Saint-Malo, une Jacques Vabre, les championnats européens en Bénéteau 35, sans compter les innombrables croisières familiales !
J’ai souvent demandé à Kevin s’il n’avait pas envie d’avoir son projet personnel et il me répondait toujours, cela nécessite de monter un dossier et puis là j’ai les moyens qu’il faut pour faire de beaux bateaux, on me fait naviguer avec des skippers fabuleux, il avait entièrement raison. Il a pris son temps et l’opportunité avec PRB est finalement arrivée. C’est un projet qui lui correspond et l’histoire est fabuleuse puisqu’il avait travaillé sur le plan Farr pendant un an avec Vincent Riou ! »

 

Franck Yves Escoffier copie

C’est sous un joli lever de soleil et bien accompagné par quelques dauphins que l’IMOCA PRB a quitté ce matin son port d’attache de Port-la-Forêt. Pour ce dernier convoyage, Kevin Escoffier a embarqué l’un de ses plus grands supporters, Jean-Jacques Laurent, Président de PRB. L’occasion pour les deux hommes de partager un moment privilégié à un peu plus de trois semaines du départ du Vendée Globe. Et à voir leurs sourires aux pontons de Port-Olonna cet après-midi, ces quelques heures passées en mer à bord de PRB furent un vrai bonheur ! Désormais amarré, le monocoque vendéen va être choyé par l’équipe technique. Kevin quant à lui, va partager son temps ces dix prochains jours entre rendez-vous médiatiques, rencontres avec les salariés de PRB, sans oublier un peu de sport et de préparation météo. Il entrera ensuite en confinement demandé par l’organisation du Vendée Globe pour éviter toute contamination à la Covid. Puis viendra l’heure de s’élancer, le dimanche 8 novembre à 13h02, sur son premier tour du monde en solitaire.

 

LES DÉCLARATIONS DE KEVIN : 

« Les conditions étaient idéales, mer plate, vent de terre un peu irrégulier, mais c’était très sympa. On est parti au lever du soleil de Port-la-Forêt, bien accompagné par les dauphins, on se serait cru dans un film ! Ce convoyage c’était vraiment une navigation plaisir pour moi et c’est très rare de pouvoir en profiter autant, car lorsque l’on sort habituellement c’est soit pour s’entraîner ou alors pour effectuer des tests techniques. Je suis aussi super content d’avoir pu partager ce moment avec Jean-Jacques ! 
Je me sens étonnement serein. Je n’ai pas de regrets, on a bien bossé avec toute l’équipe durant un an et demi, on a fait tout ce qu’on a pu. On a beaucoup misé sur la fiabilité, on a aussi travaillé sur la performance ce qui m’a permis sur toutes les courses de faire le jeu avec des bateaux neufs ou ceux dotés de foils 2020 et c’est vraiment satisfaisant ! 
Maintenant place à 10 jours aux Sables, un peu de confinement et puis il sera l’heure d’emprunter le chenal dans l’autre sens, il me tarde d’y être ! »  

 

LES DÉCLARATIONS DE JEAN-JACQUES LAURENT

 « Les voiles n’étaient pas encore montées que les dauphins étaient déjà sur le côté du bateau. Ils sont restés avec nous pendant une bonne demi-heure, c’était génial à voir !  Après le vent est rentré et on a viré un peu pour descendre vers les Sables d’Olonne. On est monté jusqu’à 25, 27 nœuds, PRB ne bougeait pas, on était bien, c’était vraiment de superbes conditions ! Le bateau est magique, Kevin l’a en main, on sait qu’il n’y a aucun souci là-dessus. Maintenant il n’y a plus qu’à attendre patiemment les 3 semaines ici, puis lâcher les chevaux et tout ira bien, moi je suis serein en tout cas ! »

 

2020 10 15 - Arrivée de l'IMOCA PRB, skipper : Kevin Escoffier, avant le Vendée Globe 2020 - ©Eloi Stichelbaut - polaRYSE / PRB

 

Avant chaque course, il est de tradition de produire un teaser, comprenez un petit film avec de belles images de mer, des déclarations du skipper etc, qui vont donner envie au public de suivre l'aventure. Pour celui du Vendée Globe, nous avons demandé à Kevin de nous faire part de ses idées... Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne manque pas de créativité 😆

À visionner sans modération ! 

 

 

  • 1 participation : 1996/97
  • Nom du bateau : PRB – Poitou - Charentes
  • Classement : classée hors course après un arrêt à Cape Town
     

Vint ensuite le tour d’Isabelle Autissier. « Je me souviens que la question qui a été déterminante pour que PRB décide de me faire confiance, c’est au déjeuner, le père Laurent qui me demande, est-ce que vous les aimez vos bateaux ? Je lui réponds que oui bien sûr etc... et il me redit est-ce que vous les aimez vraiment ? » La réponse d’Isabelle finit de convaincre Jacques Laurent. Ensemble, ils se lancent alors dans la construction d’un nouveau bateau, un plan Finot, le premier à quille basculante. C’est à son bord que la navigatrice prend le départ du Vendée Globe le 3 novembre 1996. Victime d’une avarie de safran au large de l’Afrique du Sud, Isabelle Autissier est contrainte de s’arrêter à Cape Town pour réparer. Une escale d’une semaine qui lui vaudra d’être classée hors course, mais qui ne l’empêchera pas de boucler sa course, deux jours seulement après le vainqueur Christophe Auguin. Une véritable performance pour celle qui avait déjà marqué l’histoire en 1991 en devenant la première femme à réaliser un tour du monde lors du BOC Challenge (tour du monde en solitaire avec escales) !

 

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Ronan Lucas a recruté Kevin au sein du Team Banque Populaire en 2006 et travaillé à ses côtés durant près de 10 ans. Du maxi-trimaran en passant par le monocoque, les deux hommes ont partagé ensemble de nombreuses aventures maritimes et Ronan suit aujourd'hui avec attention le nouveau challenge de son ex-collaborateur... 

« Nous avons vraiment vu Kevin évoluer au sein du Team Banque Populaire. Il est arrivé assez jeune en tant qu’ingénieur. À ce moment- là, nous lui avions dit que l’on n’était pas certain de l’emmener faire le Trophée Jules Verne. Et puis, il s’est imposé par son talent et son envie. Kevin a eu uniquement une trajectoire ascendante. Par la suite, il a été reconnu par tous ses pairs, les professionnels de la course au large en France, puis sur la Volvo Ocean Race qu’il a remportée. C’est quelqu’un de doué techniquement, sportivement... Il ne lâche rien. Il fait tout pour se mettre dans les meilleures conditions. C’est un gros travailleur. Je rêverais qu’il réussisse à accrocher un podium sur ce Vendée Globe. Non seulement pour lui, mais aussi pour PRB qui est si fidèle à la voile et qui a fait preuve d’audace en prenant Kevin comme skipper alors qu’il n’avait jamais fait de solitaire. Il nous a prouvé qu’il pouvait toucher le podium sur la Transat Jacques Vabre. Et il a donné du fil à retordre aux bateaux de nouvelle génération lors de la Vendée Arctique. Réussir son Vendée Globe, c’est sincèrement tout le mal que je lui souhaite ! »

  • 1 participation : 1992/93
  • Nom du bateau : PRB – Solo Nantes
  • Classement : 7e en 153 jours 5 heures et 14 minutes

 

Dans la vie, ce sont parfois les rencontres les plus inattendues qui sont à l’origine des plus belles histoires. C’est ce qui est arrivé à PRB, lorsque Jacques Laurent, fondateur de l’entreprise, fit la connaissance de Jean-Yves Hasselin à l’automne 92. Convoyeur de bateaux, ce dernier s’était fixé l’objectif un peu fou de participer au Vendée Globe. Mais à 15 jours de prendre le départ, son budget n’était toujours pas bouclé. « J’ai un peu débarqué comme ça sur le Vendée Globe, je faisais de la compétition, mais pour ainsi dire personne ne me connaissait. Il me manquait de la trésorerie et à ce moment-là j’ai croisé Jacques Laurent sur les pontons. Il m’a demandé si l’on pouvait se rencontrer. J’ai dit oui. Il m’a répondu, 19h30, l’Atlantique Hôtel sur le remblai. Et c’est de là que l’histoire a commencé. » Après un accord rapidement trouvé, débute alors une véritable course contre-la-montre pour finaliser la préparation du bateau. « On avait les préparateurs PRB, Jean-Jacques Laurent, le fils, qui donnait un coup de main et des salariés sont même venus pour peindre le bateau et le décorer ! » se remémore Jean-Yves Hasselin, un brin amusé par ce bricolage de dernière minute grâce auquel il a pu s’élancer sur le tour du monde.  De retour aux Sables d’Olonne après 153 jours de course, le skipper PRB s’adjuge la 7è et dernière place. Mais qu’importe, il avait accompli son rêve, et sans le savoir, été à l’origine de la naissance de l’incroyable saga de PRB avec la voile. 

 

JY Hasselin BD

 

 

Chaque semaine jusqu'au départ du Vendée Globe, nous vous proposons de découvrir le regard d'un proche sur Kevin. Pour cette première, la parole est donnée à Pascal Bidégorry ! Un temps collègues au sein du Team Banque Populaire, les 2 hommes ont ensuite parcouru toutes les mers du globe à l'occasion de deux campagnes Volvo Ocean Race.

« Kevin est bien dans ses baskets. Il est conscient de l’exercice. Il a le tour de la terre à faire sans assistance et sans escale, c’est un dossier ! Et avec PRB, tout s’est fait vite... Il se bat tous les jours pour essayer de bien utiliser le temps dont il dispose. Il est focus sur la fiabilité de son bateau. Il ne se cache pas la vérité. Il a pris du plaisir à naviguer en solo. C’est vraiment super ! Ça faisait partie des questions qu’il se posait. Cette épreuve, le Vendée Globe, lui va très très bien. Il a toutes les compétences de la terre pour faire aller le bateau le plus vite possible, toutes les compétences techniques pour bien le faire évoluer aussi. Il connait PRB dans ses moindres recoins. Il ne faut pas banaliser les choses. C’est une expérience d’aller faire le tour du monde en solo. On s’est un peu habitué car il y a eu plusieurs Vendée Globe. On a tendance à faire le tour du monde en bateau comme si on allait traverser la route pour aller voir son voisin. Mais c’est une expérience forte. Naviguer autour du monde, surtout en solitaire, cela reste un combat. Kevin ne sait pas tout donc il va découvrir, et parfois c’est peut-être mieux de ne pas savoir. Car toutes les expériences sont différentes. Il sait juste qu’il va vivre quelque chose d’engageant et il va voir comment il va se réaliser là-dedans. Je ne vois que des bonnes choses pour Kevin mais il faut toucher un peu de bois car il y a un facteur chance dans cette histoire.... Ce Vendée Globe, c’est le début de quelque chose entre Kevin avec PRB. »

Après une cinquième place au goût quelque peu amer décrochée sur les 48h Azimut, Kevin avait à cœur de terminer cette semaine de compétition sur une bonne note. C’est chose faite avec cette belle victoire signée sur le Tour de Groix. Accompagné d’une partie de son équipe technique, le skipper de PRB a bouclé le parcours de 17 milles en 2 heures 29 minutes et 47 secondes devant Apivia et V and B. Ultime rendez-vous avant le Vendée Globe, ce Défi Azimut a tenu toutes ses promesses et c’est plus que jamais déterminé et avec le plein de confiance que Kevin aborde cette dernière ligne droite avant son premier tour du monde en solitaire.

LES DÉCLARATIONS DE KEVIN : 

« On a pris un super départ. Les conditions étaient vraiment idylliques aujourd’hui, entre 5 et 12 nœuds. Vent, soleil, …. On se serait cru sur un tour d’Antigua plutôt qu’un tour de Groix. En fait, c’était le tour d’Antigroix comme on a tourné à l’envers (rires). Nous étions dedans. Ça fait du bien car hier, l’arrivée des 48 heures m’a fait mal. Je suis super content que l’on gagne. Forcément, ça fait toujours plaisir de gagner car on donne tout à chaque fois. Et puis, après le coup de Trafalgar d’hier, ça fait du bien et ça montre à la concurrence qu’on n’est pas là par hasard. Je suis content d’avoir eu à bord les gars du team PRB : Fred Denis, Loïc Fequet, Damien Guillou, Jean-Marc Failler. C’est important de les faire naviguer car ça leur montre l’exigence de ces bateaux et donc l’importance du travail qu’ils fournissent. Et puis, c’est super de partager cela avec eux.  Ils bossent super fort toute l’année. Je peux parfois être exigeant donc c’est aussi une forme de remerciement. 

Je vois toujours aussi les petites choses qu’ils restent à faire, les points sur lesquels on peut progresser. Mais on est dans le coup, on n’a rien cassé. Il nous reste encore un mois et demi à bosser pour être fin prêt sur le départ du Vendée Globe ! »

Parti jeudi après-midi de Lorient, Kevin Escoffier a franchi la ligne d’arrivée des 48h Azimut à 13h25 ce midi en 5e position après une belle course marquée par un finish particulièrement dur pour les nerfs ! Auteur d’une superbe remontée cette seconde nuit, Kevin s’est emparé ce matin des commandes alors qu’il ne restait que quelques milles à parcourir. Tous les espoirs étaient permis pour envisager une victoire, mais une dorsale anticyclonique sur la route de l’arrivée a redistribué toutes les cartes juste devant l’île de Groix… A l’arrêt à 10 milles de la ligne, le Malouin a vu revenir au loin les bateaux qui avaient pris l’option de longer les côtes de l’Île, parmi lesquels Charal de Jérémie Beyou qui s’est emparé de la victoire. Si la frustration est bien réelle, Kevin n’en demeure pas moins content de sa gestion de la course et renforce un peu plus son capital confiance à 56 jours du départ du Vendée Globe.

Ces 48h Azimut étaient la dernière occasion pour les concurrents du Vendée Globe de se confronter au large en solitaire avant de prendre le départ du tour du monde.  En attaquant les 500 milles à parcourir à haute vitesse lors des deux grands bords de reaching favorables aux derniers nés de la classe IMOCA, Kevin Escoffier savait que l’entrée dans la course allait être difficile pour son monocoque âgé de 10 ans. Son objectif était tout simplement de « naviguer propre en solitaire ». Mais il savait aussi que des opportunités pouvaient se présenter avec pas mal de rotations de vent prévues sur le parcours et la présence d’une zone sans vent à l’approche de l’île de Groix devant Lorient.

Parti en deuxième rideau sur la ligne de départ, PRB a d’abord cravaché pour recoller sur la tête de flotte. 8e au premier pointage au Sémaphore de Beg Melen, il remonte à la 6e place lors du pointage au second Way Point. Le monocoque orange et noir est alors distant d’une heure et trente minutes du leader Charlie Dalin. Revenu dans le Top 5 hier, c’est véritablement en milieu de la nuit dernière que Kevin Escoffier a recollé au duo de tête composé d’Apivia et de L’Occitane. A la faveur d’un léger décalage dans l’est lors de la remontée vers Lorient, il s’empare de la tête de flotte un peu avant 10h ce matin…Mais alors que le plan semble se dérouler comme prévu, PRB se retrouve dans une zone sans vent. Brutalement arrêté, Kevin ne peut qu’assister, non sans frustration, au retour de ses concurrents, qui positionnés près des côtes bénéficient d’un léger flux.

A la lutte pour saisir la moindre risée, Kevin finit par toucher de nouveau un peu d’air pour rejoindre la ligne d’arrivée, qu’il franchit finalement en 5è position après 1 jour 21 heures et 33 minutes de course. Si le résultat n’est pas à la hauteur des espérances du skipper de PRB qui a touché de très près une première victoire à bord de son 60 pieds, il reconnait avoir pris beaucoup de plaisir à naviguer, et surtout il retire de ces 48h au large en solitaire de nombreuses satisfactions.

Demain, l’IMOCA PRB prendra le départ du Tour de Groix, dernière épreuve de ce Défi Azimut. En équipage, Kevin tentera de battre le record détenu depuis 2015 par son prédécesseur Vincent Riou en 1 heure 8 minutes et 10 secondes.

 

LES DÉCLARATIONS DE KEVIN : 

« On savait depuis le départ que l’on allait arriver dans une dorsale. J’aurais sûrement pu virer un peu plus tôt car je savais que ça allait prendre de la droite donc que j’allais faire le tour de la baie. Je suis le premier à enclencher quand je suis au contact avec Apivia, je tourne justement en voulant protéger ma place avec Initiatives Cœur et Charal qui avaient viré. Je pensais que j’allais réussir à croiser devant mais ça se joue à 1,5 milles et après je tombe dans 0 nœud de vent et j’ai regardé les bateaux passer. Le plan était clair dans ma tête, mais c’était sans compter sur les caprices de la météo qui ont redistribué les cartes sur cette fin de course.

 Je suis forcément un peu frustré car j’ai mis beaucoup d’énergie cette nuit pour revenir, j’ai pas mal bossé sur les virements où je fais full matossage à chaque fois, ce qui est un petit job sur ces bateaux-là. Comme je l’avais dit avant le départ, je n’étais pas le plus rapide au reaching, on l’a vu sur le premier bord. Dans ce type de conditions, où le vent est assez faible, 13/14 nœuds, les bateaux neufs et les foils 2020 vont plus vite que moi, mais j’ai tout de même réussi à compenser en réalisant de jolies manœuvres.

 Même si je ne suis pas satisfait du résultat, c’est une régate où je me suis vraiment éclaté. J’ai vu que j’étais dans le rythme physiquement, le bateau n’a rien. Je suis content de mes manœuvres, j’arrive à trouver rapidement la vitesse du bateau. Tout ça, ce sont des choses très positives pour la suite ! Et puis je préfère que ce scénario arrive sur cette course, je garde mon capital chance pour le Vendée Globe, ça n’est pas plus mal ! (Rires) »

Plongez quelques instants dans l'ambiance à bord de l'IMOCA PRB la nuit passée.

Kevin a entamé depuis ce midi la remontée au près vers l'Ile de Groix. Toujours en 6e position, il accuse une dizaine de milles de retard sur le leader Charlie Dalin (pointage de 17h30).
 

La cartographie : https://www.defi-azimut.net/fr/cartographie

 

Rendez-vous devenu incontournable au fil des ans, le Défi Azimut réunit cette semaine à Lorient 19 IMOCA pour cinq jours de compétition. Après une 8e place (ex-aequo avec MACSF) décrochée lors des Runs hier avec un temps de 3’51’’, Kevin Escoffier s’apprête à prendre à 15h30 cet après-midi le départ des 48h Azimut.

Long de 500 milles, le parcours emmènera la flotte virer un premier waypoint situé dans l’ouest du golfe de Gascogne avant de redescendre au sud-est pour laisser un second point de passage au large d’Arcachon. Après quoi, les concurrents mettront le cap plein nord vers Lorient qu’ils devraient rallier dans la journée de samedi.

Dernière occasion de se jauger avant le Vendée Globe, ces 48h au large promettent d’ores et déjà une belle bagarre sur l’eau !

Les dernières déclarations de Kevin : 

« Le début s’annonce comme une course de vitesse. On va partir sur un bord au reaching chercher la première bouée Azimut, puis ce sera de nouveau du reaching pour ensuite finir avec un dernier bord au près. Ça va permettre de faire parler un peu la puissance des bateaux c’est sympa ! Quelques coups stratégiques seront sûrement possibles sur la fin aussi car il y aura des rotations de vent à gérer. Ça laisse le jeu ouvert et l’opportunité de recoller si besoin.  

PRB est un bateau qui va vite, qui est polyvalent donc ce genre de conditions lui vont bien. Après on a vu hier sur les Runs que les monocoques neufs et les foils 2020 sont tout de même un cran au-dessus.

L’objectif c’est de naviguer propre en solitaire, de continuer à prendre mes marques pour arriver le plus en forme possible au Vendée Globe. C’est dans la continuité des entraînements avec le Pôle Finistère Course au Large, et même de ce que je fais depuis le retour de la Transat Jacques Vabre où je cherche à accumuler le maximum de temps en solo ! »

Suivre la course sur la cartographie (actualisation toutes les 2 minutes) : https://www.defi-azimut.net/fr/cartographie

 

Un samedi matin à Port-La-Forêt, Kevin Escoffier se prépare à partir pour 48 heures de navigation en faux-solo. Yann Riou, le mediaman du projet est présent, à ses côtés, un autre homme attend également pour embarquer. A sa carrure, on hésite entre le joueur de rugby ou le pratiquant de sport de combat. Gagné ! C’est un ancien judoka de haut niveau, Alexis Landais, devenu préparateur mental. Kevin l’a rencontré sur la Volvo Ocean Race avec Dongfeng Race Team (course autour du monde en équipage avec escales que Kevin a remporté en 2018). Le courant entre eux était bien passé, alors quand le Breton s’est lancé dans l’aventure du solitaire avec PRB, il l’a recontacté. « Le Vendée Globe est typiquement l’une des courses où le mental est important. Pour tout le monde, la condition physique est une évidence, pourquoi il n’en serait pas de même pour le mental ? Sur un tour du monde en solo de 70 jours, il faut savoir sans cesse s’adapter, être capable de prendre des décisions et pour moi cela nécessite d’être fort psychologiquement, c’est la raison pour laquelle j’ai fait appel à Alexis. » explique Kevin.

Depuis janvier, les deux hommes travaillent ensemble, mais c’est la première fois que l’ex-judoka embarque à bord du 60 pieds, « Cette navigation est importante pour que je me rende compte des exigences, de l’environnement, et du tempo qui est imposé. C’est aussi l’occasion de voir comment Kevin applique les différentes stratégies que l’on a pu développer. » commente Alexis, dont le travail avec le skipper de PRB s’articule principalement autour de la notion d’objectifs. « On a mis en place une feuille de route quotidienne que Kevin doit respecter, en ayant toujours en tête de se préserver. Plus concrètement, il s’agit de routines à suivre : récupération, alimentation, hydratation (etc.) à des moments clés de la journée. Tout est prévu en quelque sorte et cela permet à Kevin d’avoir constamment un temps d’avance sur ce qu’il a à faire, notamment pour gérer ses manœuvres. Cette anticipation, cette prise de décision réfléchie est primordiale afin d’éviter toute situation d’urgence dans laquelle ses émotions pourraient prendre le dessus. Alors bien sûr, cela n’écarte pas pour autant le risque de se tromper, mais les erreurs font partie intégrantes de la course. »

Sur ce point aussi, Alexis travaille avec Kevin, « Sur une course de 70 jours, il y a forcément des fautes qui vont être commises. Si à un moment donné, tu es capable de passer au-delà et d’avancer en te projetant vite sur ce que tu peux mettre en place pour être efficace, alors tu as gagné. La voile est un sport d’imperfections, on n’est pas sur une discipline artistique où l’on vise le 10/10. Là, en l’occurrence, il faut faire le moins d’erreurs possibles et à la fin, c’est souvent celui qui y est parvenu, qui l’emporte. » analyse le préparateur mental et pour conclure précise, « L’enjeu premier pour Kevin, c’est de terminer le Vendée Globe. Dans un second temps alors, il pourra se projeter sur la performance purement sportive, mais ce n’est pas ça qui doit le guider. »

En plus de cette préparation mentale, Kevin consacre les dernières semaines qui le séparent du Vendée Globe à peaufiner son bateau et à trouver ses automatismes au large. Cette semaine, il compte parmi les participants au stage organisé par le Pôle Finistère Course au Large et la semaine prochaine, il prendra le départ de son ultime compétition avant le Tour du Monde, le Défi Azimut, du 9 au 13 septembre à Lorient. Un dernier rendez-vous qu’Alexis Landais observera de près car Kevin fera face à une bonne partie de ses adversaires du Vendée Globe.

Après un mois de chantier à Port-la-Forêt, l’IMOCA PRB a retrouvé ce matin son élément. A 74 jours du départ de son premier tour du monde en solitaire, Kevin Escoffier n’a désormais qu’un seul objectif, naviguer le plus possible ! Dès la semaine prochaine, il reprendra le chemin des entraînements avec le Pôle Finistère Course au Large, puis participera au Défi Azimut à Lorient du 9 au 13 septembre.  

 

Un maître mot, fiabilité

Pas de grands changements apportés à l’IMOCA PRB durant ce chantier estival, mais un check up complet et quelques renforcements, notamment au niveau de la cloison de barre d’écoute qui s’était décollée durant la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne, remettant même un temps en cause la course de Kevin. « Sur la Vendée Arctique, j’avais subi une rupture de la cloison qui s’était décollée du fond de coque sur près 2,5m. Nous l’avons réparée, mais aussi renforcée car on ne veut surtout pas prendre le risque que cela se produise à nouveau sur le Vendée Globe. On a également fait le choix de renforcer les paliers arrière de quille suite aux incidents qui sont survenus sur d’autres bateaux durant la Transat Jacques Vabre. » explique le skipper de PRB. Dernier chantier avant le départ du tour du monde, celui-ci a aussi été l’occasion de vérifier entièrement le monocoque, « Toujours dans cet objectif de fiabilité, nous avons réalisé un contrôle complet du bateau et en particulier des systèmes de foils modifiés cet hiver. »

 

Naviguer et encore naviguer  

Désormais amarré aux pontons de Port-la-Forêt, l’IMOCA PRB naviguera ces deux prochains jours pour valider les aspects techniques, puis viendra l’heure de la rentrée des classes avec le Pôle Finistère Course au Large, « L’objectif c’est de naviguer au maximum d’ici la mi-octobre. Dès demain, nous allons sortir pour tester les nouvelles voiles de portant que nous venons de recevoir, puis j’enchaînerai avec un premier stage mardi prochain. » Après quoi, Kevin retrouvera la compétition à l’occasion du Défi Azimut, dernière régate avant le Vendée Globe. Rassuré en termes de performance sur son monocoque, mais aussi sur sa capacité à gérer le bateau en solitaire avec sa 5è place obtenue sur la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne, il s’agit désormais pour le skipper de PRB de faire ses gammes, tout en veillant aux moindres détails, « Tous les dossiers sont lancés, j’ai presque envie de dire que les dés sont jetés. Maintenant, il faut assurer, ne pas faire de bêtises. Penser aussi à l’avitaillement, au matériel de rechange que je vais prendre à bord et travailler la météo pour continuer à imaginer le parcours qui va être fait cet hiver… »

 

D'ici là, rendez-vous est pris du 9 au 13 septembre pour le Défi Azimut, dernière course avant le Vendée Globe !

Actuellement en vacances, Kevin nous a accueilli, le temps d’un week-end en famille, dans sa ville natale de Saint-Malo. L’endroit idéal pour se ressourcer auprès de ses proches et se déconnecter du Vendée Globe... Enfin, vous le verrez, il est bien difficile pour le skipper PRB de ne pas penser au tour du monde qui s'élancera le 8 novembre prochain 😉

 

 

 

En coupant la ligne hier soir à 23h24, Kevin Escoffier s’est adjugé la 5è place de la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne ! Parti de Vendée le samedi 4 juillet, le skipper de PRB aura mis 10 jours, 7 heures et 54 minutes pour boucler les 2807 milles théoriques de ce triangle inédit dans l’Atlantique. Venu pour engranger de l’expérience en solitaire et éprouver son 60’ qu’il menait pour la première fois seul en compétition, Kevin s’avoue pleinement satisfait des enseignements tirés de cette épreuve. En terminant dans le Top 5, non loin des foilers dernière génération, le skipper de PRB prouve également qu’il faudra compter sur lui parmi les outsiders lors du Vendée Globe qui s’élancera dans moins de 4 mois désormais !

 

A leur arrivée aux Sables d’Olonne, tous les skippers de la Vendée Arctique-Les Sables d’Olonne n’avaient qu’un mot pour décrire ces dix jours de régate à couteaux tirés : intense !  De l’engagement, de la bagarre, des jours et des nuits sans relâche … c’est ce qu’était venu chercher Kevin Escoffier sur cette dernière grande répétition avant le Vendée Globe ! Pour sa première course en solitaire à bord de PRB, le skipper n’a pas été déçu et il n’a pas déçu non plus. Il termine sur une belle 5e place après avoir joué à de multiples reprises les trouble-fêtes chez les leaders. C’est Jérémie Beyou (Charal) qui s’impose devant Apivia (Charlie Dalin) et LinkedOut (Thomas Ruyant).  

 

Kevin Escoffier a parcouru exactement 3 283 milles pour effectuer ce grand triangle atlantique taillé sur mesure pour les IMOCA. Une épreuve de 10 jours durant laquelle le skipper de PRB s’est senti tout simplement à l’aise. Le Malouin qui aime le large et la compétition a découvert le mode course en solitaire et a épaté dans sa gestion de la régate.
Cette Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne devait lui permettre de ne faire qu’un avec son bateau de dix ans d’âge et de tenir la dragée haute aux monocoques les plus récents. De ce point de vue, c’est réussi. Durant la course, il a occupé la première place à 9 reprises. Et quand il ne trustait pas cette place de leader, le monocoque orange progressait juste dans le tableau arrière de Charal, Apivia ou LinkedOut, grands animateurs de la course. Ces trois bateaux de dernière génération composent dans cet ordre le podium à l’arrivée aux Sables.

 

Mais l’objectif de cette Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne était aussi d’éprouver le bateau. Là encore, à l’issue de cette course, on peut dire que la case est cochée. Aux prises avec des conditions de navigation particulièrement soutenues sur la première moitié de la course, PRB a donné du fil à retordre à son skipper qui a dû se transformer à plusieurs reprises en bricoleur multi-tâches. Cloison de barre d’écoute décollée sur 2,5 mètres et trous dans la Grand’Voile l’ont contraint à lâcher du terrain lors du passage de la première dépression en début de course. Plus tard, des bloqueurs cassés et deux amures rompues, lui ont une nouvelle fois coûté de précieux milles. Le podium s’est alors éloigné et s’en est suivie une ultime bagarre enlevée avec Samantha Davies qui termine finalement quatrième, une heure devant PRB.
Kevin à son arrivée aux Sables convenait qu’il valait mieux gérer ces problèmes sur cette Vendée Arctique que sur le Vendée Globe. Il a fait preuve d’un mental d’acier notamment au moment de la rupture de la cloison de barre d’écoute qui aurait pu lui coûter la course tout simplement !  A l’approche d’une deuxième dépression, il a quand même choisi de ne pas renoncer. Un œil sur le fond de coque, l’autre sur ses réglages de voile, il n’a pas frémi et a poursuivi sa route jusqu’aux Sables d’Olonne. Chaque journée passée sur l’eau a été pour lui une mine d’apprentissages. Petits ou grands …. Tous lui serviront pour le Vendée Globe, seul et unique objectif qu’il vise depuis juillet 2019, date à laquelle il a récupéré la barre de PRB. Surtout, il a pris un plaisir immense à régater au contact des meilleurs de la discipline. Un avant-goût de ce qui l’attend autour du monde.

C'est une nuit compliquée que Kevin Escoffier vient de passer. Positionné sur une route nord, moins directe, il reconnait ne pas avoir fait le bon choix de trajectoire, tant le vent fut instable en force et direction dans cette zone-là. « Ce ne sont pas vraiment les conditions attendues. Je me suis retrouvé plus d’1h30 dans une zone moins ventée et j’ai dû effectuer plusieurs changements de voile. Il aurait été préférable de suivre une route plus directe mais c’est comme ça ! Il faut regarder devant désormais ! »

Et Kevin a raison, car le chemin pour rejoindre Les Sables d’Olonne est encore long et peut réserver bien des surprises tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie ! Le skipper de PRB ne le sait d’ailleurs que trop bien. Lui qui s’est adjugé avec Nicolas Lunven la 2è marche du podium sur la Transat Jacques Vabre en novembre dernier au terme d’un superbe duel face à Jérémie Beyou et Christopher Pratt. Sept petites minutes seulement avaient séparés l’IMOCA PRB du foiler dernière génération Charal.

« Il n’y a rien qui est terminé, à ces vitesses là avec ces bateaux là tout est encore possible. Je m’accroche et l’idée c’est de pousser pour faire la meilleure place possible en arrivant aux Sables. » disait Kevin, bien déterminé, à la vacation de 5h00 ce matin.

Actuellement 5è à 31 milles du leader Jérémie Beyou (Charal) et au coude à coude avec Initiatives Cœur de Samantha Davies, le 60’ Vendéen a retrouvé une belle vitesse et progresse à près de 19 nœuds. Ces dernières heures de course s’annoncent passionnantes à suivre !

 

Le pointage de 11h00 : 

1- Jérémie Beyou (Charal) 
2- Thomas Ruyant (LinkedOut) : à 5,2 milles
3- Charlie Dalin (APIVIA) : à 8,1 milles
4- Samantha Davies (Initiatives coeur) : à 28,6 milles
5- Kevin Escoffier (PRB) : à 31,5 milles

Dernière répétition générale avant le Vendée Globe, la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne tient décidément toutes ses promesses et ce n’est pas Kevin Escoffier qui dira le contraire. Pour sa première course en solitaire à bord de l’IMOCA PRB, le Breton reconnaît prendre beaucoup de plaisir à naviguer depuis le début et surtout il en apprend tous les jours sur lui, et sur son bateau mis à l’eau il y a dix ans. Alors que le dénouement de l’épreuve doit avoir lieu dans la nuit de mercredi, Kevin s’attaque désormais au dernier bord pour rejoindre les Sables d’Olonne. Actuellement 3è à la lutte avec Thomas Ruyant (LinkedOut), le skipper de PRB sait que la bagarre sera rude pour accrocher le podium, mais il compte bien tout mettre en œuvre pour y parvenir !

« Chaque heure passée sur l’eau est source d’enseignements »

2 683 milles parcourus déjà depuis le départ des Sables d’Olonne le 4 juillet dernier et des apprentissages par dizaines. Si l’heure n’est pas encore au bilan pour Kevin puisque, compétiteur dans l’âme, il n’appréciera le résultat qu’une fois la ligne d’arrivée franchie, il s’avoue tout de même satisfait de cocher au fur et à mesure les cases de sa To-Do liste. « Pour l’instant tout va bien et je suis très content de cette course qui officie pour moi d’entrainement en vue du Vendée Globe. Après, on verra l’ordre d’arrivée aux Sables. Cela reste une compétition, donc ce qui fait que l’on est content ou pas c’est le résultat purement sportif. » Habitué des podiums sur les courses en double l’an passé (Kevin a terminé 3 fois deuxième sur la Rolex Fastnet Race, les 48H Azimut et la Transat Jacques Vabre), le skipper de PRB ne cache pas son envie de réitérer la performance (un podium), cette fois en solitaire. « Cela fait en tout cas vraiment plaisir d’être de nouveau sur l’eau après cette période d’incertitude liée à la crise sanitaire. Cette course, c’est tout ce que j’attendais ! Chaque heure passée sur l’eau est source d’enseignements, que ce soit au niveau des réglages, de mon rythme, des trajectoires. Mes soucis techniques aussi où là encore j’ai énormément appris. Alors oui cette histoire de fond de coque m’a ralenti, fatigué, causé pas mal de stress, mais c’est mieux que ce soit arrivé sur cette course que sur le Vendée Globe qui reste mon objectif premier. » Au cours de la 3è journée de course, Kevin a en effet constaté que la cloison de barre d’écoute s’était arrachée sur 2,5 mètres. Il avait alors tout mis en œuvre malgré les conditions météos difficiles dans lesquelles il naviguait à ce moment-là pour effectuer une réparation lui permettant de poursuivre sa route.

 

L’IMOCA PRB 4è à la bouée Gallimard

Les transitions météo s’enchaînent sur la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne. Alors que la journée d’hier a permis à Kevin de renouer avec la vitesse, c’est de nouveau dans une zone de vents faibles que le skipper de PRB progresse depuis cette nuit en raison d’une dorsale anticyclonique située au niveau du waypoint Gallimard. C’est donc non sans difficultés que le skipper de PRB a viré en 4è position cette seconde marque virtuelle à 10h32 (heure française), quatre petites minutes seulement après Thomas Ruyant (LinkedOut). Mais le passage de cette bouée ne signifie pas pour autant la tranquillité jusqu’aux Sables d’Olonne… Bien au contraire, la tension est à son comble à bord de PRB et des bateaux leaders. La sortie de la dorsale ne s’annonce pas simple à négocier, tout comme le dernier bord pour rejoindre Les Sables d’Olonne comme l’explique Kevin, « Rien n’est fini car ce que nous avons est bien tordu ! On aurait dû être sur un bord un peu obligatoire à aller chercher la pression dans le nord, mais le vent est tellement orienté à gauche qu’on est en tribord. Je ne suis vraiment pas très fan de ça car le nouveau vent est derrière nous. Cela veut dire que si les bateaux de derrière le touchent avant nous, ils peuvent revenir. Toute la fin de la course, ça revient par derrière en fait, il va falloir être concentré jusqu’au bout pour conserver ma place ou en grappiller d’autres ! »

A 36 heures du dénouement de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne, la pression ne retombe donc pas pour les 17 solitaires, tous déterminés à marquer les esprits sur ce dernier grand rendez-vous avant le Vendée Globe. Dans sa quête de places, Kevin vient, en ce milieu de journée, d’en reprendre une à Thomas Ruyant (LinkedOut) et occupe désormais la 3è place à 6 milles du leader Charlie Dalin (APIVIA). Affaire à suivre de très près !

 

Pointage de 13H30 : 

1- Charlie Dalin (APIVIA)
2- Jérémie Beyou (Charal) : à 0,8 milles
3- Kevin Escoffier (PRB) : à 5,9 milles
3- Thomas Ruyant (LinkedOut) : à 6,7 milles
5- Samantha Davies (Initiatives coeur) : à 12,5 milles

 

Changement radical d'ambiance ! Après un samedi en mode grandes vitesses avec des pointes à plus de 22 nœuds, Kevin a dû gérer, comme prévu, une zone de vents faibles cette nuit. Alors 2è derrière Jérémie Beyou (Charal), le skipper de PRB a vu revenir ses poursuivants, Thomas Ruyant (LinkedOut) et Charlie Dalin (APIVIA). Positionnés plus au sud, ces derniers ont pu allonger un peu plus la foulée que le monocoque vendéen et ont repris les commandes.

A la manœuvre pour saisir la moindre petite risée lui permettant d'avancer, Kevin n'a rien lâché durant cette 8e nuit de course et reste ce matin plus que jamais dans le match au contact des bateaux neufs. Le skipper de PRB qui a renoué avec la vitesse depuis quelques heures, poursuit sa remarquable course. Il progresse vers la bouée Gallimard , en 4è position, à 16 milles du leader Charlie Dalin. Kevin devrait atteindre la dernière marque obligatoire avant l’arrivée, demain dans la matinée. Un nouveau regroupement de la flotte y est alors attendu. De quoi pimenter ce dernier bord pour rejoindre les Sables d’Olonne !

"Le vent est plus adonnant que prévu. Du coup, ils* (Thomas, Ruyant, Jérémie Beyou et Charlie Dalin) ont du mal à redescendre, c'est pour ça qu'ils ne sont pas rapides alors que moi je suis à 100° du vent. Par contre, je pense que Thomas a perdu une de ses voiles lors du virement dans le front. Il avait été super dans lent dans l'est et là on voit qu'il a des difficultés à descendre » analyse le skipper de PRB qui effectue sur cette Vendée Arctique Les Sables d’Olonne sa première course en solitaire. Face aux bateaux nouvelles génération, PRB avec ses dix ans d’âge, tient magnifiquement la cadence !

 
Pointage de 11h00 : 
1- Charlie Dalin (APIVIA)
2- Jérémie Beyou (Charal) : à 2,5 milles
3- Thomas Ruyant (LinkedOut) : à 9,6 milles
4- Kevin Escoffier (PRB) : à 16 milles
5- Samantha Davies (Initiatives coeur) : à 18,9 milles

« On est à 22 nœuds ça tartine bien ! » Après avoir traversé cette nuit une dorsale avec des vents faibles, Kevin a retrouvé ce matin une belle vitesse. « On a eu un petit passage de dorsale, j’ai mis un peu de temps à m’en sortir. Du coup Boris (Herrmann) m’a repris quelques milles, mais j’ai réussi à me rattraper ensuite ! On a quelques heures à faire encore avec du vent, ça va aller vite ! Après il va falloir virer pour aller vers la bouée Gallimard, mais avec quelle voile ? Rester sous J2 ou passer en J3 telle est la question ! »

Actuellement 2ème  derrière Jérémie Beyou (Charal), la journée s’annonce tactique pour Kevin afin de trouver le meilleur angle d’attaque pour progresser vers la marque. Le dernier bord pour rejoindre les Sables d’Olonne est quant à lui encore très incertain. La Vendée Arctique Les Sables d’Olonne déjà pleine de rebondissements n’a sûrement pas fini de nous surprendre jusqu’au passage de ligne estimé dans la nuit du 14 au 15.

Pointage de 10H30 : 
1- Jérémie Beyou (Charal) 
2- Kevin Escoffier (PRB) : à 0 mille
3-Boris Herrmann (SeaExplorer - YC de Monaco) : à 4,3 milles
4- Thomas Ruyant (LinkedOut) : à 6,2 milles
5- Samantha Davies (Initiatives coeur) : à 7,6 milles

La Vendée Arctique Les Sables d’Olonne, première du nom, tient décidément toutes ses promesses ! Alors que le trio de tête, Ruyant, Dalin et Beyou s’était échappé, virant dans cet ordre la bouée UNESCO hier en fin de matinée, les 3 solitaires se sont retrouvés piégés au sein d’une zone sans vent dans l’entame de la descente. Un ralentissement qui a profité au groupe de poursuivants dont Kevin faisait partie avec Samantha Davies et Boris Herrmann, et qui a ainsi pu recoller de manière significative.

Après une nuit fatigante passée aux réglages en raison d’un vent très instable en force et en direction, tantôt source de vives accélérations suivies d’arrêts brutaux, ces 6 concurrents se tiennent ce matin en un peu plus de 16 milles. Décalé légèrement plus à l’est, l’IMOCA PRB poursuit sa progression vers la bouée Gallimard en 3è position, toujours dans un vent très capricieux variant entre 5 à 13 nœuds et sur 25 degrés.  

Joint hier en visioconférence Kevin ne cachait pas son plaisir d’être en mer et de batailler aux avant-postes au contact des bateaux les plus récents. « Je suis très content de mon début de course ! J’ai dit que cette course était un entraînement pour le Vendée et ça l’est à plein de points de vue. La bagarre qui se joue en ce moment en tête de flotte est très stimulante. Ce qui nous motive c’est la compétition alors quand ça joue comme ça c’est sympa ! Il ne faut surtout pas rentrer dans le mode facile car après c’est très dur d’en sortir. Il ne faut jamais lâcher le morceau ! »

Le pointage de 10H00 : 

1-Boris Hermann (SeaExplorer - YC de Monaco)

2- Jérémie Beyou (Charal) : à 3,8 milles

3- Kevin Escoffier (PRB) : à 3,9 milles

4- Samantha Davies (Initiatives coeur) : à 7 milles

5- Charlie Dalin (Apivia) : à 7,7 milles

6- Thomas Ruyant (LinkedOut) : à 16,8 milles

 

Kevin vient de laisser à bâbord la marque virtuelle située au sud-ouest de l'Islande. Au coude à coude avec Initiatives Coeur de Samantha Davies, le skipper de PRB s'empare finalement de la 5è place.

Kevin entame désormais la descente vers le second waypoint "Gallimard", qui pour rappel a été repositionné hier à 400 milles de la côte atlantique.

Les chiffres : 

  • 12h43 (UTC) - 14h43 (HF)
  • 4j 23h 13mn de course
  • 1551,4 milles parcourus
  • 9,1 noeuds de moyenne

C’est une belle nuit de glisse qui vient de s’achever pour Kevin Escoffier ! Poussé par un vent de sud-ouest d’une quinzaine de nœuds, le compteur de l’IMOCA PRB n'est que rarement descendu en dessous des 18 noeuds. 

Mais depuis ce matin, l’ambiance est toute autre. Terminés les longs surfs, c’est désormais avec un vent mollissant que le skipper de PRB doit négocier sa trajectoire vers la marque de parcours UNESCO.  Des conditions météo qui rendent encore incertaine l’heure de passage. Tout comme l’ordre dans lequel celui-ci se fera. Actuellement 6è, Kevin est à la lutte avec Samantha Davies (Initiatives cœur) et Boris Hermann (SeaExplorer – YC de Monaco). Les trois solitaires se tiennent dans un mouchoir de poche, à peine 3 milles !

« On a eu un vent beaucoup plus à gauche que prévu cette nuit. Du coup ma position au vent s’est révélée moins payante que ce que je pensais. Il y a un petit regroupement de la flotte là. On peut voir tout le monde à l’AIS (système permettant de visualiser la position des bateaux). Concernant le passage de la bouée c’est encore compliqué de le prédire, on a moins de vent que prévu. »

Une fois la marque laissée à bâbord, Kevin entamera alors la descente vers le second waypoint obligatoire « Gallimard ». Initialement situé au large des Açores, celui-ci a été repositionné hier très légèrement sous la latitude des Sables d’Olonne et à quelques 400 milles de la côte atlantique. Une décision prise pour éviter aux bateaux en queue de flotte d’aller s’engluer dans une zone anticyclonique près des Açores comme l’expliquait Jacques Caraës, directeur de course : « C’est la volonté stricte de la direction de course et de la cellule météo que de repositionner la bouée Gallimard et d’affiner les ETA (date estimée d’arrivée). Un système anticyclonique s’installe sur les Açores, dans lequel les derniers auraient pu aller s’enferrer si le positionnement initial avait été maintenu. Placer la bouée au 46°20N – 015°W nous permet de rester proches du format initial, environ 12 jours. Il y aura, on peut l’imaginer, un resserrement de la flotte : trente heures environ devraient séparer le premier du dernier. »

Le parcours de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne passe donc de 3566 milles théoriques à 2807 milles. Les premiers concurrents sont attendus sur la ligne à partir du 15 juillet.

Pointage de 10H30 : 

1- Thomas Ruyant (LinkedOut) 
2- Charlie Dalin (Apivia) : à 2,3 milles
3- Jérémie Beyou (Charal) : à 3,8 milles
4- Samantha Davies (Initiatives coeur) : à 18,6 milles
5- Boris Hermann (SeaExplorer - YC de Monaco) à 20,6 milles
6- Kevin Escoffier (PRB) : à 21,7 milles

Ralenti par quelques soucis techniques (de Grand-Voile et de cloison de barre d’écoute) depuis 48 heures, Kevin a enfin pu renouer avec la vitesse et rattraper un peu de terrain cette nuit sur les concurrents échappés devant. Il progresse actuellement en 6è position à 27 milles du duo de tête, Charlie Dalin (APIVIA) et Jérémie Beyou (Charal) qui se livrent une superbe bagarre !

Actuellement dans une zone de vents faibles et erratiques, Kevin va virer de bord sous peu pour mettre le cap plein nord vers la marque de parcours UNESCO qu’il devrait atteindre à la mi-journée demain. Située très précisément au 66°34 N – 25 W, celle-ci sera à laisser à bâbord. Le skipper de PRB pourra alors entamer la longue descente vers les Açores.

« Je vais avoir un virement à négocier puis ce sera un bord de vitesse plein nord, avec vent forcissant jusqu’à 17/18 nœuds qui va finir au près. Je vais également profiter des conditions plus maniables pour poursuivre ma réparation au niveau de la cloison de barre d’écoute. Côté météo, c’est gris et il commence à faire froid ! J’ai même sorti mon bonnet PRB (rires !) »

En effet dans cette partie du globe, si les nuits sont plus courtes (seulement 4 à 5 heures), ce qui est appréciable pour manœuvrer, les températures sont aussi beaucoup plus fraîches (environ 10°). Sous-couche, polaire et bonnet sont donc de rigueur à bord du 60’ vendéen !

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Pointage de 10H30 : 

1- Jérémie Beyou (Charal)
2- Charlie Dalin (Apivia) : à 0,8 milles
3- Thomas Ruyant (LinkedOut) : à 15,3 milles
4- Samantha Davies (Initiatives coeur) : à 18 milles
5- Isabelle Joschke (MACSF) : à 24,4 milles
6- Kevin Escoffier (PRB) : à 27 milles

Jacques Caraës, le directeur de course le disait ce matin, la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne sollicite énormément les bateaux et c’est un véritable défi que de les garder en état dans les conditions de vent et de mer rencontrées depuis le départ de la Vendée samedi.  Kevin Escoffier à bord de PRB a dû gérer un trou qui s’est formé dans la grand-voile après le passage de la première dépression et s’est aperçu hier soir qu’une partie de la cloison de barre d’écoute était décollée. Explications.

Avec des conditions toniques depuis le départ des Sables d’Olonne, les IMOCA engagés sur la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne sont mis à rude épreuve. Grosses avaries ou petits tracas, aucun des solitaires ne semble épargné par la dureté de ces premiers jours de course.

Dans le bon paquet au contact des bateaux neufs, Kevin a fait les frais de cette météo musclée lors du passage de la première dépression près des côtes irlandaises où le vent a soufflé en rafales jusqu’à 35 nœuds sur une mer formée. Et ce sont les voiles, plus précisément la grand-voile issue d’un ancien jeu de voiles – celui-ci sera complètement changé au retour de la course en vue du Vendée Globe – qui a montré des signes d’usure. Un trou s’y est formé, obligeant alors le skipper de PRB à réduire la toile. Contraint d’affaler une première fois l’immense toile de 180m2, il a pu effectuer dimanche une première réparation de fortune. Kevin a profité de l’accalmie d’hier pour en effectuer une nouvelle, plus durable.

Au terme d’intenses efforts physiques, le skipper de PRB a pu reprendre son rythme normal hier dans l’après-midi, non sans avoir laissé les trois foilers avec lesquels il bataillait âprement, s’échapper devant.

Mais alors qu’il s’apprêtait à affronter la nouvelle dépression située à l’ouest de l’Irlande, Kevin s’est aperçu hier soir que la cloison de barre d’écoute s’était en partie décollée. Par précaution, il a dû ralentir son allure pour pouvoir évaluer les dégâts. Pris dans les conditions musclées de la dépression au moment de la détection du problème, le Breton a pu profiter d’un vent plus maniable ce matin pour débuter les réparations qui nécessitent encore un peu de bricolage. Kevin a cependant pu reprendre sa route en direction de la marque UNESCO et pourra définitivement terminer son intervention sur la cloison lors d’une prochaine accalmie. L’IMOCA PRB affiche de nouveau cet après-midi une belle vitesse avec près de 20 nœuds. Malgré ces soucis techniques, le moral à bord est bon. Venu sur la Vendée Arctique - Les Sables d’Olonne pour engranger de l’expérience en solitaire, Kevin s’avoue satisfait des performances de son bateau. Le skipper de PRB reconnait « apprendre tous les jours » et reste à l’affût de la première occasion qui lui permettra de rattraper du terrain sur les leaders emmenés par Charal de Jérémie Beyou. 

Vidéo du bord reçue cet après-midi : 

Les nuits se suivent et se ressemblent sur la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne. Alors que les concurrents ont pu profiter hier d’une accalmie opportune après ces deux premiers jours de course éreintants, ils ont de nouveau dû faire face à des conditions musclées cette nuit. En cause la nouvelle dépression située à l’ouest de l’Irlande qui s’est accompagnée d’un vent de sud-ouest soutenu (25 à 30 nœuds) et d’une mer chaotique obligeant la flotte à rester sur le pont. Mobilisés à faire avancer le bateau, aucun des 17 solitaires n’a répondu au coup de téléphone de l’organisation à 5h00... C’est donc Jacques Caraës, le directeur de course qui s’est chargé de donner des nouvelles :

« Les skippers se trouvent actuellement dans du vent de sud-ouest assez soutenu puisqu’il y a quand même 25/30 nœuds et à des allures assez proches de 90 degrés du vent donc ils avancent vite. C’est une nuit où chacun fait attention au passage du front donc une nuit encore agitée avant de trouver un vent qui va mollir rapidement ce matin et dans la matinée en basculant ouest puis nord-ouest. Je pense qu’ils vont rallier le waypoint COI-UNESCO à la mi-journée du 9 juillet. Le vent ne va faire que mollir en étant relativement erratique. Aujourd’hui, les jeux ne sont pas faits pour la bouée nord et on commence à voir les stratégies se dessiner. Cette course sollicite énormément les bateaux depuis le départ et c’est un véritable défi de garder son bateau en état. »

En effet, les machines sont mises à rude épreuve et trois abandons sont à dénombrer à ce jour (ARKEA PAPREC, APICIL et L’Occitane). Kevin de son côté ne déplore que de petits soucis techniques. Le skipper de PRB a dû effectuer hier une réparation sur sa Grand-Voile dans laquelle s’était formé un trou au passage de la première de la dépression. Cette intervention a coûté du temps et de l’énergie au marin qui a du affaler sa Grand Voile à deux reprises ! Il a donc perdu un peu de terrain sur la tête de flotte et progresse ce matin à 50 milles du nouveau leader Jérémie Beyou (Charal).

Malgré les conditions toniques depuis le départ des Sables d’Olonne, Kevin qui a pris part à cette épreuve avec pour objectif de progresser en solitaire et de trouver un rythme Vendée Globe est satisfait de son début de course comme il le confiait hier en vacation : « Cette épreuve est passionnante ! Je découvre la compétition en solitaire et c’est vraiment très intéressant. Je prends mes repères, j’apprends énormément de choses. Alors forcément parfois, il m’arrive de faire des petites erreurs mais pour l’instant je suis content de moi ! »

Joint à la vacation de midi par l'équipe communication de la Vendée Arctique Les Sables d'Olonne, Kevin est revenu sur ces deux premiers jours de course. Solidement accroché à la 4ème place, le skipper de PRB profite d'un peu de répit avant de rencontrer dès demain une nouvelle dépression sur la route vers l'Islande.

"Dès le départ j’ai été dans bon le rythme ! J’ai choisi de rester au-dessus de la flotte et ce petit décalage au vent a bien payé car j’ai pu revenir sur les premiers qui m’avaient un peu distancé en vitesse. Ensuite, au reaching dans la brise ils ont de nouveau pris de l’avance, mais j’ai réussi à revenir sur eux le long des côtes Irlandaises où s’était installé un régime dépressionnaire. On avait le choix entre essayer de passer devant cette dépression ou la contourner par l’ouest. On a finalement tous choisi cette seconde option, beaucoup plus « safe », car quand tu es devant tu subis un peu et puis l’idée c’était surtout d’aller chercher un peu moins de vent. Malheureusement j’ai perdu un peu de terrain cette nuit sur mes 3 concurrents directs car j’ai dû bricoler. Je suis parti avec les vieilles voiles du bateau* et j’ai un petit trou qui s’est formé dans la GV. J’ai donc dû rester 2 ris (surface de voile réduite) un peu plus longtemps que les petits copains. 

En ce moment on est en train de passer une dorsale, c’est-à-dire une zone de transition entre 2 dépressions. Celle qu’on a eu hier pour remonter vers l’Irlande et celle que l’on va avoir demain. Il y a du soleil et le vent est plus calme, c’est appréciable ! Je vais pouvoir dormir un peu et récupérer pour affronter la prochaine dépression que l'on va aller contourner par l’ouest. Les conditions vont de nouveau se renforcer et on va prendre entre 30 à 35 nœuds. Il va bien falloir gérer le bateau pour le garder propre et effectuer la remontée vers l’Islande qui s’annonce être plutôt une course de vitesse.

Cette épreuve est passionnante ! Je découvre la compétition en solitaire et c’est vraiment très intéressant. Je prends mes repères, j’apprends énormément de choses. Alors forcément parfois il m’arrive de faire des petites erreurs mais pour l’instant je suis content de moi. Content d’être au contact des bateaux neufs mais aussi de marins qui sont des gens expérimentés !"

*Les nouvelles voiles seront installées au retour aux Sables d’Olonne de Kevin

C’est une nouvelle nuit très intense que les 19 solitaires* de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne viennent de passer. Dans des conditions musclées avec des rafales allant jusqu’à 35 nœuds et une mer formée Kevin a dû enchaîner les virements de bord près de la côte Irlandaise. Des manœuvres stratégiques qui n’ont eu de cesse de modifier le classement en tête de flotte, l’IMOCA PRB s’emparant même de la place de leader le temps de quelques heures.

A l’aube de ce deuxième jour de course, c’est au pied du podium que le 60’ orange et noir poursuit sa progression en direction de l’Islande à 5 milles du premier Thomas Ruyant (LinkedOut).

Côté météo, ce lundi devrait offrir à Kevin une petite accalmie. En effet le vent va mollir pour atteindre une 15aine de nœuds et l’état de la mer s’améliorer également. De quoi permettre au skipper de PRB de prendre un peu de temps pour lui et pour sa machine, jusqu’ici bien éprouvés.

Le classement de 10h00 :

  • Thomas Ruyant (LinkedOut)
  • Charlie Dalin (Apivia) : à 2,7 milles
  • Jérémie Beyou (Charal) : à 3,2 milles
  • Kevin Escoffier (PRB) : à 5 milles

*La flotte ne compte plus que 19 concurrents avec l'abandon hier d’ARKEA PAPREC suite à son avarie de foil tribord

Après cette première nuit en mer qui n’aura laissé que peu de repos aux concurrents, Kevin Escoffier occupe la 2è place. Bien entouré par deux foilers dernière génération, LinkedOut de Thomas Ruyant (1er) et Charal de Jérémie Beyou (3è) l’IMOCA PRB tient le rythme, déjà très soutenu, de ce début de course.

« Je suis content de ma nuit ! Je suis dans le bon paquet avec les bateaux neufs c’est super ! Je contourne en ce moment le DST* de Ouessant par l’Ouest. Je suis toujours au près dans une 20aine de nœuds de vent et les grains commencent à arriver ! »

Si les premiers milles de cette Vendée Arctique Les Sables d’Olonne ont été humides et intenses, la suite du programme promet de l’être tout autant ! En effet, sur la route vers l’Irlande, le vent va se renforcer progressivement tout au long de la journée pour atteindre jusqu’à 35 nœuds en rafale avec une mer formée. Des conditions météo difficiles dans une zone où le trafic maritime est en plus très important. Kevin va donc devoir faire preuve de vigilance pour se frayer un chemin entre les cargos et autres bateaux de pêche... Vous l’aurez compris, ce dimanche s’annonce bien rempli !

Au coude à coude hier soir avec ARKEA PAPREC, Kevin a pu échanger avec Sébastien Simon à la VHF suite à son avarie de foil tribord. Le skipper de PRB apporte tout son soutien au Team avec qui il partage l’écurie à Port-la-Forêt.

*Dispositif de séparation de trafic

 

Vidéo du bord :

Parti hier après-midi en convoyage de Port-la-Forêt, l’IMOCA PRB a rejoint la zone de départ de la Vendée-Arctique Les Sables d’Olonne ce matin. Toujours accompagné par Damien Guillou et Loïc Féquet, membres de son équipe technique, Kevin Escoffier a profité de ces quelques heures de stand-by en mer pour travailler une dernière fois la météo avec Marcel Van Triest. Et celle-ci promet de donner du fil à retordre aux 20 solitaires engagés. En effet, les conditions attendues en direction de l’Irlande s’annoncent soutenues avec du vent fort et une mer très formée à l’approche de la pointe Sud-Ouest de l’île... Le bon départ de la flotte cet après-midi dans une vingtaine de nœuds de secteur Ouest et de la houle a ainsi donné le ton de ce que vont être les prochains jours de navigation durant lesquels le vent va forcir progressivement.

Auteur d’un superbe départ, au coude à coude avec les foilers dernière génération, Kevin à bord de son IMOCA PRB mis à l’eau en 2010 a fait la démonstration de son envie de performer sur sa première course en solitaire à bord du monocoque vendéen. Rien d’étonnant pour Yann Eliès, navigateur et commentateur du jour pour le direct du départ « Kevin c’est un costaud ! C’est un marin qui va vite démontrer ses compétences. C’est un battant ! Il est fils de marin pêcheur de Saint- Malo. Il était le couteau suisse dans l’équipe Dongfeng. Il visera le podium en bon renard des surfaces pour sauter sur les premières places ! »

 

Les dernières déclarations de Kevin recueillies une heure avant le départ :

« Nous sommes devant Port Bourgenay après avoir passé la nuit en mer. Damien et Loïc se sont chargés de faire avancer le bateau, de mon côté j’ai bien dormi ! Je bosse sur la météo, je fais tourner mes propres routages pour voir à quelle sauce on va être mangés ! Depuis que le sens du parcours a été défini (du Nord vers le Sud) on sait que l’on va avoir beaucoup de près jusqu’en Irlande, ça va être un peu un bord obligatoire. Ensuite, les fichiers annoncent une petite dépression qui pourrait être très pêchue dans le Nord-Ouest de l’Irlande. On verra comment il faudra ajuster ça pour ne pas faire de ‘casse bateau’. Les deux premières nuits s’annoncent en tout cas sportives. Les routages nous font arriver à la côte irlandaise dans la nuit du 5 au 6. Le parcours entre les Scilly et l’Irlande peut être mouvementé avec notamment un peu de mer. Pour nous, ça ne sera pas super confortable c’est sûr ! A ça va s’ajouter un important trafic avec de nombreux cargos et bateaux de pêche au niveau des DST de Ouessant et des Scilly, il va falloir très faire attention.
Je prends cette Vendée -Arctique-Les Sables d’Olonne comme un entraînement grandeur nature en solo, il ne s’agit pas de prendre de risques et de casser le matériel. »

Demain à 15h30 Kevin Escoffier prendra le départ de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne à laquelle participent 20 bateaux. Dernière grande confrontation avant le Vendée Globe, cette course imaginée par la classe IMOCA pendant le confinement est l’occasion pour le skipper de PRB d’éprouver son 60’ en conditions de course après un important chantier hivernal. L’occasion aussi d’engranger de précieuses heures de compétition en solitaire face à une bonne partie des adversaires que Kevin retrouvera le 8 novembre prochain sur la ligne de départ du Vendée Globe.

 

Cette période de confinement a aiguisé un peu plus l’envie de naviguer de Kevin Escoffier. A cinq mois du Vendée Globe, le skipper de PRB ne rate pas une occasion de sortir à bord du bateau orange. Entouré de son équipe technique, il teste, valide ou modifie les moindres détails du bateau à bord duquel il va s’élancer dans cinq mois pour son premier Vendée globe. 

 

Avec trois courses disputées la saison passée (la Rolex Fastnet Race, le Défi Azimut et la Transat Jacques Vabre) ainsi qu’un convoyage retour, l’arrêt au stand de l’IMOCA PRB était indispensable. Sorti d’eau en décembre, le 60’ vendéen est depuis entre les mains de l’équipe technique qui travaille d’arrache-pied afin qu’il retrouve son élément début avril. S’en suivra un programme intense en solitaire pour Kevin Escoffier avec 2 transats et le Vendée Globe en fin d’année.

Un bateau entre les mains depuis juillet. Trois courses dont la Transat Jacques Vabre. Trois podiums avec Nicolas Lunven. Un premier convoyage retour en solitaire. Des rencontres, du partage, d'intenses émotions...

Parti de Salvador de Bahia dimanche 17 novembre, Kevin a rallié Port-la-Forêt cette nuit après un peu plus de 2 semaines passées en mer. Lire la suite... 

C'est seul aux commandes de l'IMOCA PRB que Kevin a quitté Salvador de Bahia dimanche en fin de journée. Cette transat retour effectuée en solitaire est l'occasion pour le Malouin d'engranger de nouveaux milles et de s’approprier le bateau, cette fois, en solo.

C’est sous un soleil au zenith que Kevin Escoffier et Nicolas Lunven ont fait leur entrée dans la Baie de Tous les Saints.

Kevin Escoffier et Nicolas Lunven ont franchi la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre ce dimanche 10 novembre à 17h 04mn 42s (heure française).

Dernières heures en mer pour Kevin et Nicolas qui ne sont plus qu’à 420 milles de la ligne d’arrivée. Sur la 2ème marche du podium provisoire les 2 hommes s’attachent en ce moment à faire avancer le plus vite possible leur bateau, car si devant APIVIA semble intouchable, derrière cela revient fort ! Charal, qui on se souvient, n’a pas été épargné par le Pot-au-Noir est en effet de retour dans le match et ne cesse de gagner des places. Désormais parti en chasse du 60’ PRB, le foiler dernière génération de Jérémie Beyou impose un rythme soutenu face auquel Kevin et Nicolas bataillent dur, leur IMOCA étant moins rapide dans ces conditions. Au pointage de 14h00, l’écart entre les 2 bateaux est de 35 milles, avec des vitesses équivalentes… Cette dernière portion de course vers Salvador de Bahia s’annonce donc sous haute tension !

Mais qu’il fut long ce Pot-au-noir ! Après plus de 2 jours passés dans la zone intertropicale, Kevin et Nicolas en sont sortis et renouent depuis ce matin avec la vitesse, pour leur plus grand plaisir ! L’IMOCA PRB pointe ce midi à la 2è place à 239 milles d’APIVIA. Le nouveau foiler skippé par Charlie Dalin et Yann Eliès semble bien parti pour s’adjuger la victoire dans la Baie de Tous les Saints… Mais derrière tout est encore possible ! 

Entrés dans le Pot-au-Noir dans la nuit de mardi à mercredi, Kevin Escoffier et Nicolas Lunven y sont toujours et pour au moins 24 heures encore. Au sein de cette zone intertropicale où s’affrontent les Alizés des 2 hémisphères, le duo PRB s’attache à faire avancer son 60’ orange et noir du mieux qu’il peut afin de grappiller chaque petit mille. Car le duo le sait, les mètres gagnés en ce moment seront autant de confort pour aborder le sprint final vers Salvador de Bahia où l’allure sera alors plus favorable aux nouveaux foilers. Deuxièmes ce midi Kevin et Nicolas accusent un retard de 130 milles sur le leader APIVIA et sont toujours à la lutte avec Banque Populaire. 

On le disait imprévisible, brutal, capable de redistribuer les cartes, le Pot-au-Noir de cette Transat Jacques Vabre n’a pas failli à sa réputation. Si les premiers bateaux de la flotte, les Multi50, ont pu le traverser sans être trop ralentis et mettent désormais cap vers Salvador de Bahia, il en est tout autre pour les IMOCA qui se trouvent en plein dedans en ce moment. Ces derniers doivent en effet se dépêtrer d’une situation météo très complexe, où épisodes orageux et absence totale de vent se succèdent, sans pouvoir les prédire… Dans ce véritable casse-tête chinois, le duo PRB semble pour le moment s’en sortir sans trop fléchir et occupe la troisième place au pointage de 12h00.

S’il y a bien deux choses qui caractérisent le Pot-au-Noir, c’est sa complexité et son inexactitude. Alors il n’est pas étonnant que les dernières nouvelles reçues du bord en prennent quelque peu les traits…

Pas de changement en tête de flotte en ce 8ème de jour de course. Le leader Charal emmené par le duo Beyou/Pratt dispose toujours d’un solide matelas de plus de 70 milles. Mais juste derrière, la bataille fait rage ! D’un côté entre 11th Hour Racing et APIVIA, de l’autre entre PRB et Banque Populaire. Ces 4 bateaux se livrent un match passionnant ! Cinquièmes au dernier pointage Kevin Escoffier et Nicolas Lunven laissent en ce moment à bâbord les îles de l’archipel du Cap-Vert. Il s’agit désormais pour les deux hommes de négocier au mieux leur entrée dans le Pot-au-Noir, qu’ils feront demain en soirée.

Septième jour de course et déjà près de 1 850 milles avalés pour l’IMOCA PRB, solidement accroché à la 4è place à une centaine de milles du leader Charal. Apivia, ralenti hier, a réaccéléré et se trouve à 40 milles de l’étrave du monocoque vendéen. Le groupe de l’ouest se recale peu à peu sur la route des sudistes et accuse un gros retard sur les leaders de la course. Maitre Coq progresse à plus de 400 milles du tableau arrière de Charal !

Bientôt une semaine que le duo PRB a pris le départ de la Transat Jacques Vabre et malgré une pénalité qui leur a fait perdre du terrain, Kevin et Nicolas restent dans le match !