Dessinée exclusivement en hors piste, l’étape du jour constituait « la spéciale » du rallye Dakar 2016 pour Ronan Chabot et Gilles Pillot. « Nous sommes partis sans état d’âme », confie le pilote du Toyota Hilux Dakar 2016 contraint de s’élancer dans l’ordre d’arrivée de la spéciale de la veille.

Sur un terrain de rallye-raid que l’équipage affectionne particulièrement, le sens de l’attaque se traduit dès les premiers kilomètres. « Nous avons doublé et encore doublé dans le sablonneux et les dunettes, explique Ronan Chabot. Le Toyota Hilux s’est révélé fabuleux et magique à piloter. On s’est joué des dunes, et pourtant elles étaient copieuses ! ». Résultat, au Way Point 4, l’équipage aux couleurs de Toyota France Compétition et de PRB pointe déjà en 8e position ! Un festival contrarié par trois crevaisons et une panne de batterie. « Nous avons rencontré un court circuit suite à un passage de gué », analysent Ronan Chabot et Gilles Pillot, auteur d’une navigation parfaite. Contraints d’attendre leur camion d’assistance -la batterie située sous le fond plat du véhicule étant inaccessible- les deux hommes repartiront à l’assaut de plus belle. « La vitesse à laquelle nous roulons depuis deux jours, montre que nous avons notre place dans le top 10. Mais les problèmes mécaniques font partis de la course. La concurrence a aussi souffert », poursuit Ronan Chabot. Replacé dans le peloton de tête du rallye, l’équipage n°316 de rappeler : « Le Dakar continue avec encore de grosses journées devant nous ».

Aujourd’hui, 431 km sont au programme entre la Rioja et San Juan. Une journée à haut risque avec le fesh-fesh comme acteur principal comme le décrit l’organisation : Le curseur de la difficulté reste sur le même échelon, avec des variantes qui favoriseront les pilotes et équipages les plus polyvalents. Le sable sera présent sous plusieurs formes et notamment la plus volatile et indigeste, celle du fesh-fesh, qui impose autant de doigté que de patience. Mais la vitesse pure sera aussi un atout sur d’autres portions plus rectilignes, où les graviers et cailloux auront pris le dessus. Les occasions ne seront plus très nombreuses, mais il est encore temps de bousculer la hiérarchie, puisque le terrain se prête à des écarts importants.