Les pluies torrentielles qui se sont abattues tout au long de l’étape hier n’ont pas épargné l’équipage du Toyota Hilux Dakar 2016. Ronan Chabot et Gilles Pillot ont joué placé en vue des premières spéciales à haute altitude.

Entre nuages de poussière et orages tropicaux, les pistes de montagne d’Argentine réservent des conditions de courses particulièrement délicates pour les concurrents de l’édition 2016 du rallye Dakar. « Nous nous sommes élancés sous des trombes d’eau, explique Ronan Chabot. Dans ces conditions, la règle n°1 était de ne pas sortir. Nous évoluions à flanc de montagne, sur de la boue. Nous avons roulé sans prendre de risque. »
Car c’est bien connu, sur le Dakar, rien ne sert de courir les premiers jours de course, il suffit d’arriver à point ! L’adage fait la force des équipages d’expérience comme Ronan Chabot et Gilles Pillot. Avec près de 10 000 km, la compétition se joue aussi sur la distance, et la capacité à résister à des spéciales dessinées à plus de 4000 mètres d’altitude qui attendent les concurrents à partir de mercredi.
Si l’épreuve de tous les superlatifs ne laisse aucun répit aux hommes comme aux machines, elle suppose d’appliquer une véritable stratégie de course, pour mieux passer à l’offensive sur les longues étapes sélectives, véritables clefs du rallye. « Nous progressons chaque jour sur un terrain que nous découvrons au volant du nouvel Hilux. Le profil des pistes qui nous mène vers la Bolivie et les contreforts de la Cordillière des Andes est clairement orienté WRC. Nous avons hâte d’entamer de vraies journées de Dakar », poursuit le pilote aux couleurs de Toyota Compétition et de PRB.
Depuis Buenos Aires, le duo Chabot-Pillot s’inscrit dans le sillage direct des spécialistes issus du championnat du monde de rallye. Confirmant le potentiel de leur nouveau Toyota Hilux Dakar 2016 n°316, le duo Chabot-Pillot fait ses gammes, bien décidé à entrer avec la manière dans le vif du sujet !
Aujourd’hui, Ronan et Gilles auront 200 kms de liaison et une spéciale de 429 kms à disputer. Une étape marathon, comme un premier grand test. Sur la spéciale, le Hilux PRB évoluera à une moyenne de 3 500 mètres d'altitude, avec des changements de rythmes incessants liés à l'alternance de terrains sablonneux et caillouteux. Ce menu copieux est servi alors que tout le monde a roulé près de 2 500 km, avec un volume d'heures de selle ou de baquet déjà usant pour les pilotes de bas de tableau. Surtout, il s'agit de la première partie d'une étape marathon particulière avec parc fermé pour les véhicules… et pour les concurrents.